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16/11/2012 08:12 EST | Actualisé 16/01/2013 05:12 EST

Mineurs chinois en C.-B. : de la main-d'oeuvre trop bon marché, disent les syndicats

L'un des avocats des syndicats qui tentent d'interrompre le recours à des travailleurs chinois dans une mine de charbon du nord de la Colombie-Britannique affirme que l'entreprise a annoncé ces postes à salaire moindre.

Les salaires affichés sont de 10 $, voire 17 $ de moins de l'heure que ce qui serait payé dans une mine voisine pour des tâches similaires, selon lui.

Me Charles Gordon a déclaré à un juge de la Cour fédérale que l'entreprise cherchait spécifiquement des employés s'exprimant en mandarin.

Permettre à ces travailleurs temporaires d'occuper les postes offerts aura un impact direct sur les syndicats et les travailleurs canadiens, d'après l'avocat.

La cour devrait autoriser la présentation des arguments des syndicats qui remettent en question les permis qui donnent l'occasion aux travailleurs chinois de venir au Canada, poursuit-il.

La Couronne et les entreprises minières soutiennent cependant que les syndicats n'ont aucun droit de contester les permis de travail temporaires.

D'après Me Gordon, la Couronne prend le parti des compagnies, et tente de réduire les syndicats au silence.