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16/11/2012 09:34 EST | Actualisé 16/01/2013 05:12 EST

Le pétrole ouvre en hausse à New York, porté par le Proche-Orient

Les prix du pétrole ont ouvert en hausse lundi à New York, portés par des crainte d'escalade des tensions au Proche-Orient au sixième jour de l'offensive israélienne contre les groupes armés palestiniens, et par des espoirs d'avancée dans le dossier du budget américain.

Vers 14H25 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier --dont c'est le premier jour de cotation--, gagnait 1,82 dollar à 88,74 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

En hausse dans les échanges électroniques, "les prix du pétrole ont accéléré leur hausse à l'ouverture, portés par des craintes d'une perturbation de l'approvisionnement au Proche-Orient", a relevé David Bouckhout, de TD Securities.

En effet, au sixième jour de l'offensive israélienne contre les groupes armés palestiniens, les violences s'intensifiaient sur place en dépit d'intenses tractations pour parvenir à une trêve.

Lundi, des bombardements aériens israéliens ont fait 15 morts dans la bande de Gaza, portant à 95 le nombre de tués en six jours d'opération militaire.

"La crainte du marché est que ces tensions se propagent dans la région et que cela se traduise par une perturbation" de l'offre en brut, a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

En effet, "si les violences entre Israéliens et Palestiniens entraînent une escalade des tensions entre Israël et (son voisin) l'Egypte, cela pourrait entraîner d'autres pays de la Ligue arabe dans le conflit, ce qui inquiète les courtiers", a-t-il poursuivi.

Près de 20% du pétrole importé par les Etats-Unis vient du Proche-Orient, l'Arabie Saoudite et l'Irak constituant les premiers fournisseurs du pays dans la région, suivi du Koweit.

Les investisseurs "craignent de plus en plus de voir les pays arabes producteurs de brut être entraînés à leur tour dans le conflit israélo-palestinien", et le fait qu'un diplomate irakien ait recommandé vendredi une possible rétention des approvisionnements de pétrole des pays arabes pour faire pression sur Israël et les pays qui le soutiennent, "vient illustrer ce risque", ont renchéri les experts de Commerzbank.

D'autre part, "des espoirs d'avancée entre démocrates et républicains" aux Etats-Unis pour éviter une impasse budgétaire début janvier --qui pourrait faire basculer le pays dans une récession et entraîner une baisse de la demande en produits pétroliers-- "contribuent à soutenir" le marché, ajouté Andy Lipow.

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