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16/11/2012 10:38 EST | Actualisé 16/01/2013 05:12 EST

Gaza: condamnations et manifestations à travers le Moyen-Orient

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi dans plusieurs pays arabes et en Iran contre l'offensive aérienne israélienne à Gaza, que le président égyptien Mohamed Morsi a dénoncée comme une "agression flagrante contre l'humanité".

"Le Caire ne laissera pas Gaza seule", a promis M. Morsi, un ancien cadre des Frères musulmans, dont est issu le Hamas au pouvoir à Gaza.

"Je leur dis au nom de tout le peuple égyptien que l'Egypte d'aujourd'hui est différente de l'Egypte d'hier, et que les Arabes d'aujourd'hui sont différents des Arabes d'hier", a-t-il martelé.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, s'est dit "prêt à se rendre à Gaza" et a appelé le chef du Jihad islamique palestinien, Ramadan Abdallah Challah, pour exprimer le soutien de l'Iran "à la résistance palestinienne".

Le président tunisien Moncef Marzouki a dénoncé l'"agression barbare de l'aviation israélienne", mais aussi "le silence international qui encourage cette injustice".

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, se rendra à Gaza samedi, au lendemain de la visite "de solidarité" du Premier ministre égyptien Hicham Qandil dans le territoire.

Le roi Abdallah II de Jordanie s'est dit "profondément inquiet des répercussions dangereuses de l'agression israélienne à Gaza" et de son impact sur la région", tandis que le roi saoudien Abdallah a appelé à faire prévaloir "la sagesse et la raison" lors d'un entretien téléphonique avec M. Morsi.

Le président des Etats-Unis Barack Obama et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui se sont parlé par téléphone, ont estimé que les violences entre Israël et Palestiniens menaçaient "les perspectives de paix durable" et appelé à l'arrêt des hostilités qui ont coûté la vie à 29 palestiniens et trois Israéliens depuis le début de l'offensive israélienne mercredi.

Auparavant, M. Erdogan, avait accusé les dirigeants israéliens d'avoir ordonné l'offensive à Gaza dans un but électoraliste à l'approche des législatives en janvier, rappelant que l'opération "Plomb durci" en décembre 2008-janvier 2009 avait aussi eu lieu peu avant des élections.

Du côté des capitales occidentales, le président russe Vladimir Poutine s'en est remis à l'Egypte pour user de son influence auprès du Hamas afin d'enrayer l'escalade des combats entre Israël et les groupes armés palestiniens à Gaza, suivant ainsi les Etats-Unis et l'Union européenne, en particulier l'Allemagne et la France.

A travers la région, des milliers de personnes ont défilé pour dénoncer les frappes israéliennes.

A Naplouse en Cisjordanie, près de 3.000 Palestiniens ont appelé les Brigades Ezzedine al-Qassam, bras armé du Hamas, à frapper encore Tel-Aviv. Ils brandissaient le drapeau vert du mouvement islamiste, une scène rarissime dans le territoire gouverné par l'Autorité palestinienne, que le Hamas a chassée de Gaza en 2007.

Des manifestations ont aussi eu lieu à Jénine, Ramallah, Hébron et Jérusalem-Est, où la cinq personnes ont été interpellées.

Des milliers de personnes ont également manifesté au Caire, devant la mosquée Al-Azhar et sur la place Tahrir. "A Gaza nous irons, martyrs par millions", "Par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifierons pour toi Palestine", ont scandé les manifestants après la grande prière hebdomadaire.

A Tunis, entre 3.000 et 4.000 manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville pour défendre "Gaza, symbole de la liberté".

Des rassemblements à l'appel du pouvoir ont aussi eu lieu à travers l'Iran. "Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont scandé les manifestants.

Au Liban, des milliers de personnes ont défilé dans des camps de réfugiés palestiniens. "O Qassam, bombarde et détruis Tel-Aviv. O Arabes, la Palestine vous appelle. Où est la Ligue arabe ?", ont-elles scandé à Tyr (sud).

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