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16/11/2012 04:12 EST | Actualisé 15/01/2013 05:12 EST

Damas et sa région dans le conflit entre rebelles et troupes syriennes

L'armée est déterminée à chasser définitivement les rebelles qui resserrent leur étau autour de Damas. Ils tentent de gagner le centre de la capitale syrienne depuis le nord-est et le sud-ouest, où ils possèdent des bases arrière dans la campagne alentour.

Damas est divisée en 17 arrondissements et 95 quartiers. Si tous les quartiers sont virtuellement aux mains de l'armée, des poches de résistance rebelles continuent à tenir tête à l'armée dans certains d'entre eux notamment dans le sud et l'est et des accrochages violents les opposent aux forces régulières.

Les lignes de fractures dans la capitale se creusent entre secteurs riches et pauvres, tandis que les quartiers de toutes les confessions sont touchés.

Dix arrondissements sont touchés par les combats: Barzé (nord), Qaboun (nord-est), Roukneddine (nord), Mazzé (ouest), Jobar (est), Midane (sud), Qadam (sud), Kafar Soussé (sud-ouest), Tadamoun (sud-est) et le camp palestinien de Yarmouk (sud).

Qadam et Tadamoun sont des quartiers pauvres, où vivent de nombreux déplacés syriens et des réfugiés palestiniens. La plupart des combattants ayant mené des opérations suicide dans Damas et sa région en sont originaires, note l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans les sept autres, Qassioun (nord), Mouhajirine (nord-ouest), Doumar (nord-ouest), Sarouja (centre), Qanawat (centre), Chaghour (est) et le Vieux Damas (centre), l'ASL n'a aucune présence car les classes aisées qui y vivent ont fait le choix de la sécurité et veulent préserver leurs intérêts économiques.

Ces quartiers constituent un axe allant du nord-ouest au sud-est avec en son centre le coeur historique de Damas, sa Vieille Ville et ses quartiers chrétiens.

Le centre n'a cependant pas échappé à la série d'attentats qui a frappé la capitale en plein coeur, jusque sur la célèbre place des Omeyyades où deux kamikazes ont lancé leurs voitures piégées en septembre 2012.

Si les rebelles attaquent depuis ces deux axes, c'est parce que l'ASL est parvenue à s'implanter dans la province de Damas (2,3 millions d'habitants) --qui n'inclut pas la capitale, une province à elle seule--, notamment au sud et à l'est de la métropole.

L'ASL est présente dans le district de Douma (nord-est), dont les 434.000 habitants sont en très grande majorité sunnites. Elle est aussi implantée dans le district de Daraya (sud-ouest), dont elle tient les secteurs les plus pauvres, Hajar al-Aswad et Mouadamiya al-Cham.

La principale base de la rébellion se trouve dans la Ghouta orientale, la campagne qui borde Damas, où les insurgés sont très présents à Harasta, Douma, Zamalka et Saqba, quatre villes qui concentrent 80% de la population de la Ghouta.

Dans cette région essentiellement composée de vergers, l'environnement est propice aux combats et les rebelles peuvent facilement s'y camoufler, souligne l'OSDH.

sk-sbh/sw