NOUVELLES
16/11/2012 11:35 EST | Actualisé 16/01/2013 05:12 EST

Birmanie: les USA vont mettre fin à 10 ans d'interdiction d'importations

Les Etats-Unis devaient lever vendredi la plupart de leurs interdictions d'importations de produits en provenance de Birmanie quelques jours avant la visite historique de Barack Obama, ont annoncé des responsables américains.

Malgré tout, le département du Trésor devrait maintenir son interdiction d'importer des pierres précieuses, considérées comme une importante source de corruption, a précisé à l'AFP une source au Congrès sous couvert d'anonymat.

L'administration Obama devrait aussi étendre la liste des entreprises birmanes avec lesquelles les sociétés américaines n'ont pas le droit de commercer.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait annoncé que les Etats-Unis allaient "normaliser leurs relations commerciales" avec la Birmanie à l'issue d'une rencontre en septembre avec le président birman Thein Sein.

Barack Obama sera le premier président en exercice à se rendre dans le pays lundi. Il prononcera un discours pour encourager les réformes et il rencontrera Thein Sein ainsi que l'opposante Aung San Suu Kyi.

Un tel voyage aurait été inconcevable il y a quelques années quand la Birmanie était dirigée par une dictature militaire et se reposait principalement sur la Chine comme partenaire économique.

Un demi-siècle de dictature militaire a laissé l'appareil productif en ruine. Mais après l'avènement d'un régime d'anciens militaires réformateurs en mars 2011, les Etats-Unis ont décidé d'aider la Birmanie et de lever progressivement ses sanctions commerciales imposées en 2003.

Les Etats-Unis ont déjà levé certaines restrictions: les entreprises américaines ont ainsi le droit de traiter avec leurs homologues birmanes, dont des compagnies pétrolières ou gazières.

Quelques groupes de protection des droits de l'homme accusent toutefois M. Obama d'aller un peu trop vite. Selon eux le président américain devrait profiter de son voyage et de la levée des sanctions pour demander la libération des derniers prisonniers politiques ou la tenue d'élections libres à l'avenir.

L'Union européenne, le Canada ou l'Australie ont suspendu presque toutes leurs sanctions contre la Birmanie.

sct/bdx/rap