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15/11/2012 01:00 EST | Actualisé 15/01/2013 05:12 EST

USA: général Dunford ne s'engage pas sur le rythme du retrait d'Afghanistan

Le général américain Joseph Dunford, appelé à diriger la coalition en Afghanistan (Isaf), s'est refusé jeudi devant les sénateurs à s'engager sur le rythme auquel doit s'effectuer le retrait des forces américaines du pays d'ici la fin 2014.

"Je vais devoir faire une évaluation des moyens que nous maintiendrons au cours des deux prochaines années afin de pouvoir atteindre nos objectifs", a-t-il déclaré lors d'une audition devant la commission de la Défense du Sénat, qui doit confirmer sa nomination par le président Barack Obama le 10 octobre.

L'actuel chef de l'Isaf, le général John Allen, doit prochainement remettre ses recommandations sur le nombre de forces nécessaires pour assurer le succès de la transition de la sécurité du pays aux forces afghanes d'ici la fin 2014.

Face à une population lasse après 11 ans de guerres, les observateurs s'attendent à ce que Barack Obama continue de réduire la taille du contingent. Quelque 67.000 Américains sont actuellement déployés en Afghanistan aux côtés de 37.000 militaires de la coalition et 337.000 soldats et policiers afghans.

A la surprise du sénateur républicain John McCain, le général Dunford a reconnu qu'il n'a "pas été impliqué dans les conversations" sur les recommandations du général Allen.

"Je suis d'accord avec le fait qu'il y aura d'autres réductions d'ici 2014 mais le rythme du retrait au cours des 25 prochains mois dépendra de plusieurs facteurs", notamment la capacité des Afghans à sécuriser les zones dont ils ont déjà la responsabilité, a-t-il plaidé.

Les élections d'avril 2014, à l'issue desquels le président Hamid Karzaï doit laisser sa place, constituent ainsi "l'événement stratégique le plus important" d'ici la fin 2014 et il est selon lui essentiel d'en assurer le succès.

Le chef du Pentagone Leon Panetta a souhaité que Joseph Dunford soit confirmé le plus rapidement possible à son poste après la révélation du scandale visant John Allen, soupçonné d'avoir entretenu une correspondance "déplacée" avec une femme mariée.

Le général Allen, dont la nomination au poste de commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur) a été suspendue, devait à l'origine être également auditionné jeudi par les sénateurs.

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