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15/11/2012 04:06 EST | Actualisé 15/01/2013 05:12 EST

Le réseau électrique américain "vulnérable" à une attaque terroriste (rapport)

Le réseau électrique américain est "vulnérable" à une attaque terroriste coordonnée et son rétablissement pourrait prendre "des semaines voire des mois", s'inquiète l'Académie nationale des sciences (NAS) dans un rapport.

"Le système américain de distribution d'électricité est vulnérable a des attaques terroristes qui pourraient provoquer beaucoup plus de dégâts que les catastrophes naturelles comme l'ouragan Sandy", notent les auteurs dans un communiqué, après la publication du rapport déclassifié mercredi.

Dix jours après Sandy, qui a ravagé New York et la côte du New Jersey (est), 761.000 foyers étaient encore privés d'électricité.

En cas d'attentats simultanés, "des régions entières du pays pourraient être plongées dans le noir pendant des semaines voire des mois", s'alarme l'académie dans son rapport.

Le risque est dû notamment à la vétusté et la saturation du réseau de transport d'électricité qui facilite les pannes en cascade.

"Quantité d'installations ne sont pas surveillées" et les transformateurs à haute tension sont particulièrement vulnérables car difficiles à remplacer.

Ces transformateurs ne sont plus fabriqués aux Etats-Unis et "la livraison des remplacements pourrait prendre des mois voire des années", assure-t-elle, proposant de mettre au point, de fabriquer et de stocker des transformateurs temporaires aisés à déplacer.

Le réseau est également vulnérable aux attaques informatiques, particulièrement les systèmes de contrôle. "Il est peu probable que des cyberattaques provoquent des dégâts étendus, mais si elles sont bien coordonnées, elles peuvent amplifier les dégâts causés par une attaque physique", en empêchant par exemple les opérateurs de se rendre compte que des pannes en cascade se produisent, met en garde l'académie.

Ce rapport a été rédigé à l'automne 2007 mais immédiatement classifié par le département de la Sécurité intérieure, qui a finalement autorisé sa publication cinq ans plus tard. Ses conclusions restent "très pertinentes", regrette l'académie.

mra/are