NOUVELLES
15/11/2012 05:58 EST | Actualisé 15/01/2013 05:12 EST

GSP séjournera dans un hôtel montréalais plutôt que de retourner chez lui

MONTRÉAL - Georges St-Pierre se bat peut-être chez lui ce week-end, mais il ne dormira pas dans son lit.

Le champion des poids mi-moyens de l'UFC a plutôt opté pour l'hôtel, précisant qu'il voulait avoir la même sensation que lorsqu'il se bat à l'extérieur de la ville.

St-Pierre affrontera le détenteur du titre intérimaire, Carlos «Natural Born Killer» Condit, samedi soir, à l'occasion du UFC154 présenté au Centre Bell.

Le Québécois ne veut pas ressentir l'effervescence de Montréal, à l'exception de la présence de ses proches et amis dans les gradins le soir du combat.

«Je veux avoir l'impression que ce n'est qu'un autre combat, comme à l'habitude», a-t-il mentionné.

Cette décision a bousculé sa vie privée. Des amateurs présents dans le lobby de l'hôtel où il loge ont limité sa capacité à sortir de sa chambre incognito. Mais ce n'est qu'un autre de ses soucis à l'approche du duel.

«En ce moment j'essaie de m'isoler, d'éviter la maladie — éviter le rhume et ces choses-là. Je veux être concentré sur l'objectif principal», a dit St-Pierre aux journalistes.

Ce combat est le premier de St-Pierre (22-2) depuis avril 2011, lorsqu'il a défait Jake Shields. Il a subi une chirurgie reconstructive à un genou après s'être blessé à l'entraînement l'automne dernier.

Condit (28-5) a vaincu Nick Diaz en février pour mériter le titre intérimaire de la division en l'absence de St-Pierre.

Après la pesée de vendredi, au cours de laquelle il ne pourra excéder 170 livres, le plan immédiat de St-Pierre consistera «à manger et boire». Une crème glacée figure très haut parmi ses priorités.

St-Pierre et le golf

Les deux combattants ont participé à un entraînement public jeudi, même si St-Pierre a passé davantage de temps à signer des autographes et à donner de l'équipement d'entraînement.

Il a déclaré que son entraînement était complet en prévision du combat, et qu'en conséquence en tenir un simplement pour le spectacle était superflu. Il a utilisé la métaphore du golf, en indiquant qu'il avait déjà frappé la balle dans les airs. Elle est là-haut, et désormais il ne peut plus rien faire sauf attendre le résultat.

«Même si je fais 100 pompes (push-ups), je ne vais pas devenir plus fort, a-t-il expliqué. Tout est dans ma tête. Mon entraînement est terminé.

«Il n'y a rien que je puisse faire pour être plus fort, plus efficace ou meilleur que je ne le suis déjà. Tout ce que je peux changer c'est mon état d'esprit, alors j'essaie de demeurer positif et de savourer chaque instant, a-t-il pousuivi. Même s'il y a beaucoup de stress.»