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15/11/2012 01:50 EST | Actualisé 15/01/2013 05:12 EST

Des gynécologues irlandais réclament une nouvelle loi sur l'avortement

DUBLIN - Des gynécologues irlandais ont exigé jeudi que le gouvernement adopte une loi autorisant l'avortement en cas de danger pour la vie de la mère.

Cette demande survient après la mort, le 28 octobre, d'une jeune femme victime d'une septicémie après s'être vu refuser le droit de mettre fin à sa grossesse, alors qu'elle était en train de faire une fausse couche.

Des centaines de personnes se sont rassemblées mercredi à Londres, à Cork et à Dublin pour rendre hommage à la victime, Savita Halappanavar, une dentiste de nationalité indienne âgée de 31 ans.

Au fil des ans, les gouvernements irlandais ont refusé de mettre la loi sur l'avortement en conformité avec l'arrêt de 1992 de la Cour suprême autorisant l'interruption volontaire de grossesse en cas de danger pour la vie de la mère, y compris par suicide.

Les parents de Savita Halappanavar ont réagi à la mort de leur fille dans les médias indiens. Sa mère, A. Mahadevi, a demandé «en quoi il est juste» de tuer une jeune femme pour tenter de sauver un foetus de quatre mois. «Combien de cas supplémentaires y aura-t-il ? Les lois devraient être adaptées aux demandes des hindous. Nous sommes hindous, pas chrétiens», a-t-elle déclaré à plusieurs chaînes de télévision.

Le mari de la victime, Praveen Halappanavar, 34 ans, a raconté au quotidien «The Irish Times» que lorsque sa femme a réclamé un avortement, on lui a répondu que l'Irlande était «un pays catholique».