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15/11/2012 08:25 EST | Actualisé 15/01/2013 05:12 EST

Coupe Davis/finale - Les Tchèques pour une revanche face à l'Espagne

La République tchèque, qui reçoit de vendredi à dimanche l'Espagne, tenante du titre, en finale de la 100e édition de la Coupe Davis, aura la lourde tâche de faire oublier une défaite humiliante (0-5) subie face à "l'armada" rouge en finale de l'édition 2009.

Même en l'absence de Rafael Nadal, éloigné des courts en raison d'une blessure au genou subie en juin à Wimbledon, l'Espagne présentera à Prague une équipe redoutable emmenée par David Ferrer, N.5 mondial, dans sa quête d'une quatrième Coupe Davis en cinq ans.

Les Tchèques, avec Tomas Berdych (N.6 mondial) en chef de file, ont toutefois conscience d'être tout proches du mythique "Saladier d'argent", décroché une seule fois par l'ancienne Tchécoslovaquie en 1980.

Ferrer disputera le premier simple de vendredi face à Radek Stepanek, N.37 mondial. Berdych sera ensuite confronté à Nicolas Almagro, N.11 mondial.  

"Il n'y a ni favori ni outsider dans cette finale. Chacune des deux équipes dispose de ses propres atouts grâce auxquelles elle a accédé à la finale", a estimé Berdych, mardi.

"Mais le choix de la surface et la présence de nos supporteurs, ce sont certes des arguments supplémentaires en notre faveur", a toutefois admis le vainqueur de deux tournois en 2012 (Montpellier, Stockholm).

La surface est un mot omniprésent dans tous les débats précédant cette finale, qui se déroulera dans la 02 Arena, qui peut accueillir 14.000 spectateurs.

Traditionnellement très forts sur la surface ultra-rapide "Taraflex", qui n'est plus autorisée, les Tchèques ont misé pour cette finale sur un autre revêtement, le "Novacrylic Ultracushion System".

Il y a deux semaines, cette même surface avait déjà porté bonheur à leur équipe féminine, victorieuse de la Serbie en finale de la Fed Cup (3-1).

"La surface répond à nos attentes, elle est bien rapide", a constaté, non sans satisfaction, le numéro 1 tchèque.

Selon lui, cette finale sera "complétement différente" de celle disputée il y a trois ans, sur la terre battue à Barcelone.

"Ce sera sûrement la surface la plus rapide sur laquelle nous avons joué en cette année", a de son côté constaté Ferrer.

Le capitaine espagnol, Alex Corretja, se montre tout aussi prudent sur les chances de son équipe de défendre le trophée, obtenu l'an dernier face à l'Argentine (3-1).

"J'aimerais bien dire que mon équipe part favorite, mais ce n'est pas le cas", a souligné l'ancien numéro 2 mondial.

Selon lui, l'équipe espagnole, qui va disputer la neuvième finale de Coupe Davis de son histoire, va s'appuyer à Prague en particulier sur l'excellente forme de Ferrer, vainqueur de sept tournois cette saison (Auckland, Buenos Aires, Acapulco, Hertogenbosch, Bastad, Valence et Paris).

"Je me réjouis surtout d'un esprit d'équipe très positif", a aussi indiqué le capitaine des Espagnols, qui ont accédé à cette finale après avoir successivement éliminé le Kazakhstan, l'Autriche et les Etats-Unis.

Les Tchèques se sont qualifiés face à l'Italie, la Serbie et l'Argentine. Leur palmarès en Coupe Davis est sensiblement moins impressionnant que celui de leur adversaire: une victoire (1980), deux finales (1975, 2009).

Alors sous le drapeau de la Tchécoslovaquie, ils ont pour la dernière fois battu l'Espagne en Coupe Davis en 1971 à Prague, avant d'essuyer trois défaites consécutives. Le bilan total de leurs confrontations est de 4-2 en faveur des Espagnols.

Une seule fois au cours des six dernières années, la finale de la Coupe Davis a été remportée par une équipe visiteuse. C'était ... l'Espagne, en 2008, en Argentine.

jma/gv