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15/11/2012 11:52 EST | Actualisé 15/01/2013 05:12 EST

Coalition syrienne: Paris, Berlin, Madrid, Rome et Varsovie saluent un pas important

La France, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et la Pologne sont d'accord pour saluer la formation d'une coalition de l'opposition syrienne annoncée à Doha mais Paris "souhaite aller un peu plus vite et un peu plus loin", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie Laurent Fabius.

"Nous sommes tous d'accord pour dire que ce qui s'est passé à Doha, la création de cette coalition nouvelle, est un élément très important dans le conflit syrien. Nous avons tous demandé depuis des semaines et des semaines que l'opposition puisse s'unir", a affirmé M. Fabius lors d'une conférence de presse lundi à Paris.

M. Fabius s'exprimait en présence des ministres des Affaires étrangères et de la Défense allemands, espagnols, italiens et polonais, ainsi que du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, réunis au Quai d'Orsay, sur le thème de l'Europe de la Défense.

"L'union de l'opposition est une pierre absolument indispensable si l'on veut trouver le chemin d'une Syrie démocratique et libre", a dit encore M. Fabius. "Tel ou tel pays souhaite aller peut-être un peu plus vite ou un peu plus loin: c'est le cas de la France", a-t-il ajouté.

La France a été le premier pays occidental à reconnaître formellement mardi la nouvelle coalition de l'opposition syrienne formée dimanche lors d'une réunion à Doha comme "seul représentant légitime du peuple syrien", et à évoquer ouvertement la possibilité de lui livrer de l'armement.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westervelle a dit partager l'appréciation positive de M. Fabius sur le "pas important" franchi à Doha, mais, a-t-il déclaré, "tout dépend aussi de la durabilité et de la fermeté de cette coalition".

M. Westervelle dont le pays n'a pas reconnu la nouvelle coalition, a souhaité un "engagement clair" de celle-ci en faveur de la "la démocratie, de l'Etat de droit et du pluralisme ethnique et religieux".

Laurent Fabius a indiqué que la formation d'une coalition syrienne élargie ainsi que les aspects sécuritaires qui en découlent seraient abordés lundi lors d'une réunion des 27 ministres des Affaires étrangères européens à Bruxelles.

"Nous examinerons certainement ce point lundi et nous verrons quelles sont les formulations qui sont retenues", a-t-il dit.

"Il y a des questions plus complexes: est-ce que et quand cela va-t-il déboucher sur une force armée commune et un gouvernement provisoire ?. Nous allons avoir à parler de cela", a-t-il ajouté.

"Et puis (il y a) une autre question qui n'est pas facile, qui concerne les armes demandées par la coalition: il peut y avoir là-dessus des positions qui peuvent être diverses", a-t-il admis. "Je n'attends pas dès lundi une réponse précise sur cette question".

cr/cf/plh