NOUVELLES
15/11/2012 04:40 EST | Actualisé 15/01/2013 05:12 EST

Affaire Petraeus: "pas de menace pour la sécurité nationale" (ministre de la Justice)

Le scandale qui a coûté sa place au chef de la CIA David Petraeus n'a jamais présenté de "menace pour la sécurité nationale" et ne méritait pas d'être rapporté plus tôt au président Obama ni aux dirigeants du Congrès, a déclaré jeudi le ministre américain de la Justice.

Répondant à une question sur cette affaire d'adultère qui éclabousse désormais la hiérarchie militaire, Eric Holder a souligné que l'enquête avait été conduite comme n'importe quelle "enquête pénale", de "manière impartiale".

"Nous suivons les procédures, nous ne rapportons pas les faits concernant les enquêtes en cours en dehors du ministère de la Justice, en dehors du FBI", a-t-il dit, à la fin d'une conférence de presse sur un autre sujet à La Nouvelle-Orléans.

"Si nous avions déterminé qu'il y avait une menace pour la sécurité nationale, nous l'aurions bien sûr fait savoir au président et aux membres concernés du Congrès", a-t-il ajouté. "Mais alors que nous avancions dans l'enquête, que nous regardions les faits, (...) nous avons été convaincus qu'il n'y avait pas de menace pour la sécurité nationale qui mérite de partager l'information avec la Maison Blanche ou le Congrès", a encore affirmé le ministre.

David Petraeus, général à la retraite, a démissionné vendredi de la tête de l'agence américaine du renseignement après avoir reconnu une liaison adultère avec sa biographe, Paula Broadwell.

Ce scandale a pris de l'ampleur avec la mise en cause du général John Allen, commandant des forces de la coalition en Afghanistan.

La nomination de ce dernier au commandement suprême de l'Otan a été suspendu par le président Obama après l'ouverture d'une enquête sur des courriels que le chef militaire aurait échangés avec une femme, amie du couple Petraeus. Des courriels qualifiés de "déplacés" et confinant au flirt, selon de hauts responsables du Pentagone.

Selon une source proche de l'enquête, qui a requis l'anonymat, des documents classifiés ont été saisis récemment dans la résidence de Mme Broadwell en Caroline du Nord (sud-est). Mais "rien dans ce qui a été trouvé ne compromettrait notre sécurité nationale, ou quelque chose à ce niveau", a indiqué cette source à l'AFP.

chv/rap