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14/11/2012 03:25 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Syrie: Obama pas prêt à reconnaître l'opposition comme gouvernement en exil

Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé mercredi qu'il n'était pas prêt à reconnaître l'opposition syrienne comme gouvernement en exil tout en se disant "encouragé" par son élargissement et son unification décidés dimanche à Doha.

"Je suis encouragé par le fait que l'opposition syrienne a créé un groupe dont la cohésion pourrait être plus grande que par le passé. Nous leur parlerons", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse. Toutefois, "nous ne sommes pas prêts à les reconnaître comme une sorte de gouvernement en exil, mais nous pensons que c'est un groupe diversifié et représentatif", a-t-il ajouté.

"Nous les considérons comme une représentation légitime des aspirations du peuple syrien", a insisté le président des Etats-Unis, marquant sa différence avec son homologue français François Hollande qui avait déclaré mardi que "la France reconnaît la coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique".

Le département d'Etat avait, dès mardi, exprimé une nuance par rapport aux positions de Paris à l'égard de la nouvelle coalition de l'opposition syrienne mise sur pied dimanche à Doha, au Qatar. Washington avait estimé qu'elle était "une représentante légitime du peuple syrien", en se gardant de la reconnaître comme un futur gouvernement provisoire.

"L'une des questions sur lesquelles nous allons continuer d'insister, c'est d'être sûr que cette opposition est tournée vers une Syrie démocratique et modérée et qui inclue" tous les groupes, a ajouté le président Obama.

"Nous avons vu des éléments extrémistes s'immiscer au sein de l'opposition", a encore dit M. Obama, donnant une nouvelle fois écho aux craintes occidentales sur la présence de combattants radicaux islamistes dans les rangs des rebelles en Syrie.

Les Etats-Unis s'en tiennent depuis des mois à une assistance humanitaire et à une aide "non létale" pour l'opposition syrienne, refusant officiellement toute livraison d'armes à la rébellion.

"Nous sommes sur nos gardes, particulièrement lorsque nous commençons à parler d'armer des responsables de l'opposition, afin de ne pas mettre d'armes entre les mains de gens qui pourraient porter atteinte aux Américains ou aux Israéliens", a insisté le président des Etats-Unis.

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