NOUVELLES
14/11/2012 06:14 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Précipice fiscal: Obama n'entend pas «claquer la porte au nez» des républicains

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a déclaré mercredi lors de sa première conférence de presse depuis sa réélection qu'il n'allait pas «claquer la porte» au nez des républicains concernant le «précipice fiscal».

Il a toutefois affirmé que les plus fortunés devaient payer plus et qu'il était déterminé à ne pas augmenter les impôts de la classe moyenne.

«Je suis ouvert à des nouvelles idées (...) Je veux entendre les idées de tout le monde. Je crois que cela est possible», a-t-il déclaré tout en ajoutant qu'il n'allait pas «claquer la porte au nez» des républicains.

Dans le même temps, il a souligné que le Congrès pourrait décider d'étendre la baisse d'impôts des Américains de classe moyenne la semaine prochaine. «La question est de savoir si nous allons garder la classe moyenne en otage», a noté le président américain.

Le «précipice fiscal» auquel M. Obama fait référence consiste en une série de coupes budgétaires et de hausses d'impôts automatiques qui menace de se déclencher automatiquement au début 2013 à moins que républicains et démocrates du Congrès ne s'entendent sur un plan budgétaire alternatif d'ici la fin de l'année.

Les économistes ont mis en garde contre cette austérité brutale qui risque de faire retomber l'économie en récession, alors que la croissance est encore insuffisante pour faire baisser le chômage, quatre ans après le début de la crise.

Pour les républicains, la seule façon de réduire les déficits est de réduire les dépenses, alors que pour Barack Obama, augmenter les impôts des plus aisés peut être une partie de la solution.