NOUVELLES
14/11/2012 05:13 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Meurtre d'Hilary Bonnell: les proches de la victime témoignent au procès

MIRAMICHI, N.-B. - La mère d'Hilary Bonnell, l'adolescente de 16 ans retrouvée morte dans un boisé du nord du Nouveau-Brunswick il y a trois ans, espère que Curtis Wayne Bonnell, le cousin de la victime, éprouve des remords après avoir été reconnu coupable de meurtre prémédité.

Pam Fillier a ainsi livré un vibrant témoignage, mercredi, lors de l'audience du prononcé de la peine de Wayne Bonnell.

Plus tôt de mois-ci, un jury a reconnu Curtis Bonnell, âgé de 32 ans, coupable du meurtre prémédité de sa cousine Hilary. Cette condamnation entraîne automatiquement une peine d'emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Le corps de l'adolescente avait été découvert dans un boisé en novembre 2009, environ deux mois après sa disparition du territoire de la Première Nation Esgenoopetitj. Son absence a provoqué des fouilles exhaustives et a chamboulé la communauté autochtone.

Pendant les sept semaines du procès, le jury a entendu un enregistrement d'un témoignage livré par Bonnell à la police, lors duquel il admet s'être battu avec Hilary, l'avoir agressée sexuellement, puis tuée.

L'accusé a cependant offert une autre version des événements lorsqu'il a témoigné à la barre. Il a dit s'être réveillé, le 5 septembre 2009, après une nuit de consommation d'alcool et de drogues, et découvert le corps d'Hilary à ses côtés, dans son camion. Il a assuré ne pas connaître les circonstances de son décès, mais a admis l'avoir enterrée en raison de son état de panique.

Bonnell a également dit s'être fait influencer par la police, les autorités finissant selon lui par lui faire dire ce qu'elles voulaient savoir.

La cour a appris qu'une autopsie et des examens toxicologiques avaient été incapables de déterminer la cause du décès de l'adolescente, mais ont décrit les circonstances comme étant un homicide.

L'avocat de la défense, Gilles Lemieux, envisage de faire appel du verdict.

PLUS:pc