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14/11/2012 02:01 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Libye: entrée en fonction du nouveau gouvernement d'Ali Zeidan

Le nouveau gouvernement libyen du Premier ministre Ali Zeidan a prêté serment mercredi devant l'Assemblée nationale, en l'absence de huit membres contestés, prenant ainsi officiellement ses fonctions pour conduire une nouvelle période de transition en Libye.

Le nouveau Premier ministre et 23 ministres ont participé à la cérémonie, sur les 32 membres du nouveau gouvernement, huit ministres étant contestés.

Quatre, dont celui de l'Intérieur Achour Chwayel, ont été rejetés par la Haute commission de l'intégrité et du patriotisme, organisme public de lutte anti-corruption.

Quatre autres, dont le ministre des Affaires étrangères, font l'objet de réserves de la part de membres de l'Assemblée nationale pour leurs liens avec le régime déchu de Mouammar Kadhafi. L'Assemblée doit décider de leur sort dans les prochains jours.

Au cours de la cérémonie, le président de l'Assemblée Mohamed al-Megaryef a salué un "nouveau pas dans la concrétisation de la nouvelle Libye de la démocratie, du pluralisme et de l'alternance pacifique du pouvoir".

M. Zeidan a promis que son gouvernement allait être "fort et ferme", en soulignant que "cette fermeté (avait) besoin du soutien de l'Assemblée et du peuple".

Peu après, dans un discours à la nation, il a cité comme priorités de son gouvernement le rétablissement de la sécurité, la reconstruction et le développement économique, appelant la communauté internationale à lui apporter une aide en terme de "conseil et d'expertise".

Le gouvernement sortant d'Abdelrahim al-Kib, qui avait pris ses fonctions en novembre 2011, a été accusé de "laxisme" durant son mandat, notamment face aux milices armées qui font la loi dans le pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi.

Dans un discours d'adieu télévisé mardi soir, M. Kib a dressé un bilan "positif (se son mandat), malgré les énormes défis sécuritaires". De nombreux obstacles ont entravé l'action de son gouvernement, a-t-il dit, citant notamment "l’effondrement de toutes les structures de l'Etat", l’insécurité et l'arrêt de la production pétrolière".

Il a noté que son gouvernement avait eu le mérite d'avoir réussi à organiser le 7 juillet 2012 les premières élections libres du pays qui avaient été saluées par la communauté internationale.

L'Assemblée nationale, la plus haute autorité politique du pays, a approuvé le 31 octobre la composition du gouvernement proposée par M. Zeidan.

Après l'élection de l'Assemblée en juillet, un premier chef de gouvernement avait été désigné, Moustapha Abou Chagour, mais il avait échoué à obtenir la confiance des parlementaires.

Le nouveau gouvernement a un mandat d'un an pour organiser de nouvelles élections sur la base d'une Constitution dont la rédaction se fait attendre.

Le Premier ministre a choisi de confier à des indépendants des ministères clés tels que les Affaires étrangères, les Finances, la Justice, l'Intérieur ou encore la Défense, mais son cabinet comprend aussi des personnalités issues des principaux partis islamistes et libéraux représentés à l'Assemblée.

yba-ila/cco