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14/11/2012 02:29 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Les Européens font la grève et manifestent contre les mesures d'austérité

BRUXELLES - Des centaines de milliers d'Européens ont débrayé ou manifesté, mercredi, dans plusieurs capitales, afin de demander aux gouvernements d'arrêter de sabrer dans leurs avantages sociaux et de créer davantage d'emplois.

Travailleurs et chômeurs ont déclaré que l'Union européenne, qui compte 27 pays et un demi-milliard d'habitants, était paralysée par un «état d'urgence social».

Les manifestations, qui ont donné lieu à des affrontements avec les policiers en Espagne et en Italie, se sont surtout déroulées dans les pays les plus durement touchés par les mesures d'austérité mises en place pour ramener l'équilibre entre les dépenses et les revenus gouvernementaux.

Dans les États les plus riches, comme l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas et le Danemark, les manifestations ont été plus modestes et calmes.

Les gouvernements en faveur de la ligne dure n'ont pas été impressionnés par le mouvement de contestation de mercredi.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a maintenu que l'Europe devait ouvrir son marché de l'emploi afin de permettre à plus de gens de travailler et faire preuve de davantage de flexibilité dans beaucoup d'autres secteurs.

Le ministre espagnol de l'Économie, Luis de Guindos, a pour sa part affirmé que la voie choisie par Madrid était la seule possible pour sortir l'Espagne du marasme économique.

Pour lutter contre la crise financière déclenchée par le trop grand endettement de certains États, les gouvernements de plusieurs pays européens ont augmenté les impôts et couper les dépenses, les pensions et les avantages sociaux.

En plus d'avoir un impact sur les revenus et le niveau de vie des travailleurs, ces mesures ont également entraîné un ralentissement de la production et une forte hausse du taux de chômage.

La zone des 17 pays utilisant l'euro comme monnaie devrait entrer en récession lorsque les chiffres officiels seront publiés jeudi. Le taux de chômage dans ces pays a atteint 11,6 pour cent — mais dépassant même les 25 pour cent en Espagne et en Grèce.