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14/11/2012 01:01 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Le rapport sur le rôle de l'ONU au Sri Lanka aura des conséquences (Ban)

Le rapport provisoire de l'ONU soulignant l'échec des Nations unies à protéger les civils lors des derniers mois du conflit séparatiste au Sri Lanka en 2009 aura de "profondes conséquences", a indiqué mercredi son secrétaire général Ban Ki-moon.

"Ce rapport conclut que le système des Nations unies a échoué à assumer ses responsabilités", a ajouté M. Ban, à l'occasion de la publication du document.

"Ses conclusions auront de profondes conséquences pour notre travail à travers le monde, et je suis déterminé à faire en sorte que les Nations unies tirent les leçons appropriées et fassent de leur mieux pour regagner la confiance des populations de la planète", a-t-il regretté.

Selon ce document interne, dont une copie a été obtenue par la BBC, "de nombreux employés de l'ONU n'ont pas estimé qu'il était de leurs responsabilités d'éviter la mort de civils", en dépit d'une situation "catastrophique" sur le terrain.

Le document affirme aussi que le "stratagème d'intimidation" du gouvernement de Colombo, en contrôlant notamment l'obtention des visas pour le personnel des Nations unies, a empêché l'ONU de protéger les civils dans la zone de conflit.

Le Sri Lanka a vigoureusement démenti mercredi les allégations contenues dans le rapport. "Il n'y a pas eu d'intimidation", a assuré le ministre chargé des Plantations agricoles, Mahinda Samarasinghe, devant des journalistes à Colombo.

Le conflit entre l'armée sri-lankaise et la guérilla tamoule, qui se battait pour obtenir un territoire indépendant, a duré de 1972 à mai 2009. Il a fait, selon des estimations de l'ONU, quelque 100.000 morts.

Des organisations de défense des droits de l'homme estiment que 40.000 civils ont été tués au cours des derniers mois par les forces gouvernementales. Les rebelles tamouls ont aussi été accusés d'exactions et d'avoir utilisé des civils comme boucliers humains.

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