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14/11/2012 02:39 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Gaza: le chef militaire du Hamas éliminé par Israël

Le chef des opérations militaires du Hamas, Ahmad Jaabari, a été tué mercredi à Gaza par un raid de l'armée israélienne qui a lancé une opération contre les groupes armés du territoire palestinien.

Ahmad Jaabari, tué dans l'après-midi avec son garde du corps par un raid aérien visant une voiture dans la ville de Gaza, est le plus important chef militaire palestinien à avoir été frappé par une "élimination ciblée" depuis la fin de la dévastatrice offensive israélienne de janvier 2009.

Une vingtaine de raids israéliens ont ensuite frappé la bande de Gaza. Les raids ont fait au total sept morts, dont Ahmad Jaabari, et 60 blessés, selon des sources médicales.

L'Egypte, qui joue les intermédiaires entre le Hamas et Israël à chaque flambée de violences dans la bande de Gaza, a rappelé son ambassadeur en Israël, selon la présidence égyptienne.

La Ligue arabe prépare de son côté une réunion d'urgence, a indiqué une source de la Ligue au Caire, après que le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, et le président Mahmoud Abbas ont tous deux appelé à une telle réunion.

Ces frappes interviennent au lendemain d'une journée d'accalmie, après trois jours d'affrontements.

"Aujourd'hui, nous avons adressé un message clair au Hamas et aux autres organisations terroristes, et si cela devient nécessaire, nous sommes prêts à étendre l'opération", a averti le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en campagne électorale pour les législatives du 22 janvier.

En représailles, au moins sept roquettes tirées de Gaza se sont abattues sur le territoire israélien sans faire de blessé ni de dégât majeur, tandis que 13 autres ont été interceptées par le système de défense anti-missile "Dôme de fer", selon la police.

Avant même l'annonce officielle de la mort du chef militaire du Hamas, des centaines de membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée de la formation islamiste palestinienne, s'étaient rassemblés en criant vengeance autour de l'hôpital Al-Chifa, ou avait été conduit leur chef.

Dans un communiqué, les Brigades Ezzedine al-Qassam "s'engagent à continuer sur le chemin de la résistance", assurant que "l'occupant a ouvert sur lui-même les portes de l'enfer".

L'armée israélienne a indiqué avoir visé des "sites (de lancement) de roquettes de longue portée (plus de 40 kilomètres) opérés par le Hamas".

Elle a confirmé le raid contre Jaabari, ajoutant qu'il "visait à paralyser la chaîne de commandement et de contrôle de la direction du Hamas, ainsi que son infrastructure terroriste".

Ce raid marque le début d'une opération plus vaste baptisée "Pilier de Défense", a annoncé la porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Avital Leibovich.

"Après les tirs de roquettes de ces derniers jours contre Israël, le chef d'état-major a décidé d'autoriser une opération contre les organisations terroristes de Gaza, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres", a-t-elle déclaré.

Aux Etats-Unis, le Pentagone a indiqué "surveiller de près la situation" à Gaza, affirmant le droit d'Israël à se "défendre contre le terrorisme".

Lors d'une conversation téléphonique avec le président américain Barack Obama, le chef de l'Etat israélien Shimon Pérès lui a "expliqué les motivations" de l'opération.

Selon des témoins palestiniens, des dizaines de chars israéliens étaient stationnés à l'extérieur de la bande de Gaza, près de la barrière de sécurité entre Israël et le territoire palestinien.

Ahmad Jaabari, apparu en public le 18 octobre 2011 pour remettre le soldat israélien Gilad Shalit aux médiateurs égyptiens lors de son échange contre un millier de prisonniers palestiniens, était officiellement le lieutenant du chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, Mohammad Deïf.

Connu à Gaza comme "le général", ou "le chef d'état-major", il est devenu en 2003, le chef exécutif de fait de la branche armée du Hamas à la suite d'un raid israélien au cours duquel Mohammad Deïf a été blessé.

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