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14/11/2012 10:05 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Des vétérans veulent une enquête sur de supposées violations de la vie privée

L'ombudsman fédéral pour les anciens combattants a reçu neuf plaintes pour violation de la vie privée au cours des cinq dernières années, dont sept ont été transférées à la commissaire pour la protection de la vie privée du Canada. Le geste est remis en question par un nombre croissant de vétérans.

Un défenseur bien connu des droits des anciens combattants, qui affirme que ses dossiers médicaux ont été pillés, désire que le vérificateur général fédéral enquête pour déterminer s'il était approprié que l'ombudsman Guy Parent « s'efface » dans ce dossier.

Il se demande également si le ministre des Anciens Combattants a outrepassé son autorité en mettant fin à une enquête mise sur pied par son prédécesseur.

L'ancien adjudant Harold Leduc dit croire que sa plainte à propos de présumées violations à la vie privée aurait dû faire l'objet d'enquêtes simultanées de la part de l'ombudsman et de la commissaire à la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart.

Un groupe de citoyens de la côte est s'est également invité dans le débat, réclamant une enquête publique sur ce qu'ils qualifient de tendance aux violations de la vie privée au sein du ministère, tendance qui ciblerait les défenseurs des droits des vétérans.

Une porte-parole de M. Parent, Claude Rochon, soutient de son côté que chaque plainte a été traitée adéquatement et nie que l'ombudsman se soit fait couper l'herbe sous le pied.

« En tant qu'entité indépendante, le Bureau de l'ombudsman des Anciens Combattants ne se retire pas des enquêtes sur demande », a-t-elle précisé par courriel.

La semaine dernière, il a été révélé que M. Blaney avait discrètement mis fin à l'une des enquêtes sur le respect de la vie privée dont était chargé l'ombudsman. Cette enquête avait été ordonnée par le prédécesseur de M. Blaney, Jean-Pierre Blackburn.

Comme M. Parent, M. Blaney estime que cette enquête était entre de meilleures mains en étant déléguée à Mme Stoddart. Il y a quelques semaines, cette dernière a d'ailleurs adressé des félicitations au ministère, en indiquant que ses normes de gestion de l'information avaient été resserrées.

Selon un porte-parole de M. Blaney, Jean-Christophe de le Rue, le ministère a reçu des directives très précises sur la gestion des plaintes liées à la vie privée.

« Il a été clairement indiqué à nos fonctionnaires d'aviser la commissaire à la protection de la vie privée dès qu'ils sont informés de toute violation de la vie privée. Nous invitons tous les vétérans qui croient que leurs renseignements personnels ont été violés à communiquer sans délai avec le bureau de la commissaire à la protection à la vie privée. »

« Les fonctionnaires du ministère des Anciens Combattants ont reçu pour instruction de coopérer pleinement avec la commissaire à la protection de la vie privée », a ajouté M. de le Rue.