NOUVELLES
14/11/2012 04:22 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Al-Qaïda est liée à l'attaque du consulat à Benghazi, selon un général américain

PARIS - Certains responsables de l'attentat contre le consulat des États-Unis à Benghazi, en Libye, sont liés à la branche nord-africaine d'Al-Qaïda, mais on ne sait pas si le réseau terroriste a organisé ou mené l'assaut mortel, a annoncé mercredi un officier supérieur de l'armée américaine.

Les autorités soupçonnent depuis le début qu'Al-Qaïda a quelque chose à voir avec l'attentat survenu le 11 septembre dernier, mais n'ont jamais fourni de détails à ce sujet. L'enquête se poursuit sur l'attentat qui a coûté la vie à l'ambassadeur des États-Unis en Libye, Chris Stevens, et à trois de ses compatriotes.

L'assaut contre le consulat s'est produit alors que le monde musulman était le théâtre de plusieurs manifestations anti-américaines en réaction à un film islamophobe tourné aux États-Unis.

Le général Carter Ham, commandant de l'armée américaine en Afrique, a déclaré mercredi devant des journalistes réunis à Paris que certains des attaquants à Benghazi avaient des liens avec l'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), une organisation créée à partir d'un ancien groupe de militants algériens.

Il a toutefois précisé qu'il ne pouvait pas aller jusqu'à dire que l'attaque avait été planifiée, organisée ou menée par l'AQMI.

L'AQMI et ses alliés contrôlent un vaste territoire au Mali. Les États-Unis et la France font partie des pays occidentaux qui craignent que la région du Sahel située dans le nord-est du pays ne devienne un refuge pour les terroristes, et tentent de pousser la communauté internationale à intervenir.

«Je ne pense pas qu'ils représentent actuellement une menace sérieuse et immédiate pour les États-Unis. Mais ce réseau a déjà tué quatre Américains», a affirmé le général Ham à propos de l'AQMI. «Si la communauté internationale ne trouve pas une façon d'aider les Africains à faire face à cette menace, la situation va empirer, le réseau va devenir plus puissant et il va avoir les moyens d'exporter la violence.»

La réaction des États-Unis à l'attaque contre leur consulat à Benghazi a suscité de la controverse. Le Pentagone et le département d'État analysent présentement ce que le gouvernement américain pourrait faire pour améliorer la sécurité de ses diplomates au Moyen-Orient.