NOUVELLES
13/11/2012 07:04 EST | Actualisé 13/01/2013 05:12 EST

Syrie: l'opposition doit empêcher les exactions de rebelles (HRW et Amnesty)

Human Rights Watch et Amnesty International, deux des principales organisations internationales des droits de l'Homme, ont appelé mardi la nouvelle coalition de l'opposition syrienne à placer en tête de ses priorités la lutte contre les exactions commises par les rebelles.

Dans un communiqué, HWR, basé à New York, affirme que la coalition "doit adresser un message clair aux combattants de l'opposition pour qu'ils respectent les lois relatives à la guerre et aux droits de l'Homme et leur faire savoir que ceux qui les violeraient seront tenus pour responsables".

"Mettre fin aux abus des membres armés de l'opposition doit être une priorité absolue pour la nouvelle coalition. Elle doit s'engager publiquement à respecter les normes internationales, à enquêter munitieusement sur les violations que pourraient avoir commis des groupes armés avant de les soutenir, et à poursuivre ceux qui ont violé les règles" humanitaires, a affirmé Sarah Leah Whitson, directrice de HWR pour le Moyen-Orient.

Après avoir fait état de plusieurs vidéos montrant des exactions et des exécutions commises par l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles), elle rappelle que "quiconque se trouve aux mains de l'ASL ou d'autres forces de l'opposition, y compris des membres des forces de sécurité syriennes ou des chabbiha (miliciens pro-régime), doit être traité selon les lois internationales concernant les droits de l'Homme".

Pour sa part, Amnesty International, basé à Londres, insiste auprès de la "nouvelle direction de l'opposition pour qu'elle surveille et empêche les violations par ses forces des lois afférentes aux droits de l'Homme".

Cette organisation demande, dans un communiqué également publié mardi, à la coalition de "mettre en place des mécanismes de supervision sur la manière d'agir des groupes armés de l'opposition afin d'éviter des poursuites pour crimes de guerre" notamment.

"Les combattants de tous les camps doivent savoir qu'ils ne pourront pas se cacher derrière l'excuse d'avoir obéi aux ordres et qu'ils devront rendre des comptes pour leurs actes", poursuit l'ONG.

La "Coalition nationale syrienne des forces de l'opposition et de la révolution", formée à Doha dans la nuit de dimanche à lundi, a été reconnue comme "représentant légitime du peuple syrien" par les monarchies du Golfe, tandis que la Ligue arabe et les Occidentaux se sont contentés de lui apporter leur soutien.

bur/sk/sbh/cco