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13/11/2012 06:20 EST | Actualisé 13/01/2013 05:12 EST

Les femmes souffrant de migraine chronique ne subissent pas de déclin mental (étude)

Des femmes souffrant de migraines ne paraissent pas subir de déclin de leurs capacités mentales sur le long terme comparativement aux autres, selon une étude publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Cette recherche qui a porté sur 286 hommes et femmes ayant ou pas des migraines, suivis pendant neuf ans, montre également que les femmes migraineuses développent davantage de tâches blanches sur leur cerveau mises en évidence par des IRM (imagerie par résonance magnétique).

"Nous savions depuis un certain temps que les femmes souffrant de migraines ont tendance à avoir ces changements cérébraux", explique le Dr Linda Porter, de l'Institut national américain des troubles neurologiques (NINDS), qui a financé cette recherche.

"Le fait qu'il n'y ait aucune indication de perte de capacité cognitive chez ces femmes est une bonne nouvelle", se réjouit-elle.

Des études précédentes avaient laissé pensé qu'un lien pouvait exister entre l'apparition de ces lésions, appelées "hyperintensités de la matière blanche" et un risque de maladies athérosclérotiques, d'accident vasculaire cérébral et de dégénérescence mentale.

"Cette étude paraît dire qu'il n'est pas nécessaire de faire des traitements plus agressifs", souligne le Dr Mark Kruit, un neuroradiologue de l'Université Leiden aux Pays Bas, l'un des principaux auteurs de cette étude parue dans le JAMA daté du 14 novembre.

Contrairement aux femmes, les hommes souffrant de migraines ne montrent pas davantage de ces tâches blanches que ceux du même âge qui ne sont pas migraineux.

Des mesures standard des capacités mentales comme la mémoire, la capacité de concentration, n'ont pas révélé de perte significatives chez les sujets migraineux développant des lésions cérébrales comparativement à ceux ne souffrant pas de migraine.

L'origine des changements dans le cerveau qui donnent naissance à ces tâches blanches montrées par les IRM est inconnue, précisent les chercheurs.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour savoir si ces lésions sont liées ou non à un risque accru d'attaque cérébrale, estiment-ils.

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