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13/11/2012 09:44 EST | Actualisé 13/01/2013 05:12 EST

Le pétrole ouvre en baisse à New York, inquiétudes pour la demande mondiale

Les prix du pétrole ont ouvert dans le rouge mardi à New York, les investisseurs s'inquiétant de la faiblesse de la demande mondiale et prévoyant une hausse des réserves de pétrole aux Etats-Unis, premier pays consommateur mondial de brut.

Vers 14H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en décembre perdait 88 cents à 84,69 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché intègre la crainte d'un recul de la demande mondiale", selon Phil Flynn, de Price Futures Group.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE), bras énergétique de l'OCDE, a en effet révisé très légèrement à la baisse ses prévisions de consommation de pétrole en 2012 et 2013, mettant en avant l'affaiblissement des perspectives économiques.

L'organisme table désormais sur une demande de brut de 89,6 millions de barils (mbj) par jour cette année, et 90,4 mbj l'année prochaine, soit respectivement 80.000 et 70.000 barils de moins que ce qu'elle prévoyait en octobre.

Parallèlement, le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Abdallah El-Badri, a estimé que le marché mondial du pétrole était "très bien approvisionné" et que les prix du brut étaient avant tout tirés vers le haut par "la spéculation".

Les opérateurs estiment d'ailleurs que le département américain de l'Energie va faire état mercredi, dans son rapport hebdomadaire, d'une hausse des stocks de brut aux Etats-Unis en raison de l'ouragan Sandy qui a frappé la côte est du pays il y a deux semaines, selon M. Flynn.

Les intempéries ont entraîné des perturbations dans plusieurs raffineries, dont deux étaient toujours fermées lundi.

Les courtiers s'inquiètent par ailleurs de "la persistance des inquiétudes sur la situation de la Grèce", a noté M. Flynn.

Réunis lundi soir, les ministres des Finances de la zone euro ont décidé, malgré l'urgence, de s'accorder huit jours de plus pour trouver un accord sur le déblocage d'une ligne de crédit de plus de 30 milliards d'euros gelée depuis juin.

Le chef de file des ministres des Finances de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, ont par ailleurs affiché leur désaccord lundi sur la date à laquelle la Grèce devrait ramener son taux d'endettement public à 120% du PIB.

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