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13/11/2012 09:47 EST | Actualisé 13/01/2013 05:12 EST

La France appelle à reconnaître la nouvelle coalition de l'opposition syrienne (Fabius)

La France appelle à reconnaître la nouvelle coalition de l'opposition syrienne, a déclaré mardi au Caire le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

"Notre souhait est que les différents pays reconnaissent la coalition nationale syrienne comme le représentant légitime du peuple syrien. Le rôle de la France, c'est de rendre possible ce qui est souhaitable", a-t-il déclaré lors d'un point presse.

"L'opposition a fait un énorme pas en avant. Il est normal d'en tirer les conséquences et que la France en soit à l'initiative", a-t-il ajouté.

M. Fabius, au Caire pour participer à une réunion ministérielle entre l'Union européenne et la Ligue arabe, a rencontré mardi le chef de la nouvelle coalition, Ahmad Moaz Al-Khatib, et George Sabra, celui du Conseil national syrien (CNS), principale composante de la nouvelle formation, a indiqué une source diplomatique française.

Le ministre avait après cette rencontre affirmé que la France allait "soutenir" la nouvelle formation sans se prononcer sur une reconnaissance formelle, mais en soulignant que Paris avait "toujours été à l'avant-garde" dans son soutien à l'opposition syrienne qui venait de "franchir une étape très importante" en décidant de s'unifier.

M. al-Khatib a par ailleurs demandé lundi à la communauté internationale des "armes adaptées" pour que la rébellion puisse "mettre fin à la souffrance des Syriens et à l'effusion de sang".

M. Fabius pour sa part a précisé devant la presse que Paris n'avait pas l'intention de rompre l'embargo européen sur les livraisons d'armes pour la Syrie, tout en laissant entendre que la reconnaissance de la coalition de l'opposition pourrait créer un contexte nouveau.

"Les Européens se sont engagés dans un embargo. Il n'appartient pas à un pays de l'Europe de le violer", a-t-il rappelé.

"Mais ce qui est vrai, c'est que la coalition nationale présente les choses sous un jour nouveau" en disant "qu'elle souhaite pouvoir se défendre par rapport aux attaques de Bachar al-Assad et notamment les attaques aériennes, a-t-il dit, en ajoutant: "c'est un point que nous allons considérer".

Une reconnaissance de la coalition "peut aussi poser dans des termes différents et nouveaux la question militaire dans la mesure où l'une des difficultés" concernant une éventuelle livraison d'arme, c'est de savoir "à qui les livrer?", a-t-il dit.

"Dès lors qu'il y a une coalition nationale qui est considérée comme le représentant légitime du peuple, cela permet d'agir d'une manière beaucoup plus aisée", a estimé M. Fabius.

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