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13/11/2012 04:11 EST | Actualisé 12/01/2013 05:12 EST

Gaz de schiste : le président français ouvre la porte à de nouvelles techniques

De plus en plus bas dans les sondages, le président français François Hollande a décidé de répondre aux journalistes au sujet de sa politique qui est de plus en plus incomprise.

Un des thèmes abordés lors de cette conférence de presse par le président français est le gaz de schiste qui fait l'objet d'un moratoire dans ce pays.

M. Hollande a maintenu l'interdiction de la fracturation hydraulique, mais il a toutefois indiqué que les recherches de techniques alternatives étaient toujours possibles.

« Je laisse les entreprises, les chercheurs travailler, et je prendrai mes responsabilités le moment venu si une technique apparaît », a-t-il déclaré.

La question de l'exploitation du gaz de schiste est revenue à la surface en France après la publication d'un rapport sur la compétitivité en France rédigé par l'industriel Louis Gallois.

Ce dernier préconise de mener des recherches sur les techniques d'exploitation du gaz de schiste, provoquant une vive réaction des opposants à cette ressource.

Les détracteurs du gaz de schiste craignent que le contexte de grave crise économique que vît le pays pousse le gouvernement à opter pour l'exploitation du gaz de schiste.

Dans une entrevue au Monde, l'ancien premier ministre socialiste Michel Rocard a estimé que la France devrait profiter de cette ressource.

« La France est bénie des dieux. Pour l'Europe, elle serait au gaz de schiste ce que le Qatar est au pétrole. Peut-on s'en priver? Je ne le crois pas », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le président Hollande a souligné l'existence d'une commission chargée d'évaluer la recherche sur les techniques d'exploitation des hydrocarbures, créée par la loi de 2011 sur la fracturation hydraulique.

Cette commission ne s'est pas réunie depuis sa création, car ses membres n'ont jamais été nommés. La moitié des 22 experts doivent être nommés par le ministère de l'Écologie.

La France pourrait disposer de réserves de gaz de schiste équivalentes à 90 années de sa consommation actuelle de gaz, mais elle n'a jamais évalué elle-même ses ressources.

L'enjeu du gaz de schiste au Québec

Au lendemain de son élection, le Parti québécois a imposé un moratoire sur l'exploration et de l'exploitation du gaz de schiste. Une décision rapide qui a provoqué de joie et déception.