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13/11/2012 02:20 EST | Actualisé 12/01/2013 05:12 EST

Conflit étudiant : coalition pour une enquête publique sur le travail des policiers

Une coalition formée d'une cinquantaine d'organisations syndicales, communautaires et étudiantes demande au gouvernement du Québec d'ordonner une enquête publique sur les opérations policières lors du conflit étudiant du printemps dernier.

Le regroupement, représenté par la Ligue des droits et libertés et les trois grandes associations étudiantes, dénonce la brutalité avec laquelle les forces policières auraient selon eux répondu à la contestation de la hausse des droits de scolarité.

Ce n'est pas la première fois que ces groupes réclament la tenue d'une commission d'enquête indépendante sur les méthodes employées par la police au printemps dernier. Jusqu'ici, leurs demandes sont restées sans réponse.

En conférence de presse mardi midi, les représentants de la coalition ont expliqué que cette fois, ils unissent leurs efforts pour donner davantage de poids à leurs voix. Il n'est pas normal, selon les porte-parole du collectif, que les services policiers n'aient aucun compte à rendre à la population à la suite de l'une « des plus grandes vagues de répression policière de l'histoire du Québec contemporain ».

Appel à Pauline Marois

Pour que leur revendication soit entendue à l'Assemblée nationale, les organismes se sont adressés directement à la première ministre du Québec, Pauline Marois.

Les organisations espèrent que le Parti québécois, dont des membres ont réclamé une telle enquête lorsque la formation était dans l'opposition, répondra favorablement à cette demande maintenant qu'il est au pouvoir.

Il n'est pas normal, selon la coalition, que les citoyens ne puissent plus manifester en toute liberté sans craindre de représailles « brutales et injustifiées » de la part des policiers.

Dénonçant les blessures infligées aux manifestants, les arrestations arbitraires et la violation de droits garantis par les chartes, le collectif estime qu'il est temps de mettre un terme à « l'impunité dont jouit la police » lors de tels événements.

Ultimement, les organisations souhaitent la création d'une instance civile indépendante de surveillance des opérations policières.