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13/11/2012 10:45 EST | Actualisé 13/01/2013 05:12 EST

Combats et bombardements meurtriers près de Damas et à Rass al-Aïn (ONG)

De nouveaux combats meurtriers opposaient mardi rebelles et soldats près de Damas et à Rass al-Aïn, où les insurgés ont récemment pris un poste-frontière avec la Turquie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Une quarantaine de personnes, pour moitié des civils, ont péri à Damas et dans sa région, pilonnée par l'armée du régime, selon l'ONG.

Au moins dix soldats et un rebelle ont été tués lors de combats dans le village de Kharbou, dans la Ghouta orientale, la campagne qui borde Damas, a indiqué l'OSDH, précisant que les affrontements avaient éclaté après une attaque insurgée contre des bâtiments publics.

A Daraya, à 7 kilomètres au sud de la capitale, un rebelle et six civils ont été tués quand l'armée a répliqué par des tirs d'artillerie à un assaut de la rébellion contre des barrages militaires, selon l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays.

Dans une autre banlieue, Zamalka, la télévision d'Etat a affirmé que les forces de sécurité avaient tué une "bande terroriste armée", terme par lequel les autorités désignent les rebelles.

L'agence officielle Sana a indiqué qu'un attentat à la voiture avait blessé plusieurs civils et provoqué d'importants dégâts à Aïn al-Fijé, au nord-ouest de Damas, sans plus de précision. L'OSDH a rapporté le même incident, également sans fournir de bilan.

Et à Damas même, quatre rebelles ont péri dans des combats, dont trois à Tadamoun, un des quartiers du sud de la capitale bombardé par l'artillerie, a ajouté l'OSDH. Un témoin a indiqué à l'AFP que d'importants renforts des forces armées étaient arrivés à Tadamoun.

La télévision d'Etat a rapporté que l'armée avait tué de nombreux "terroristes", dans plusieurs banlieues de la capitale.

A Rass al-Aïn, ville frontalière du Nord-Est kurde, l'aviation a bombardé les rebelles qui essuyaient également d'importants tirs d'artillerie, a indiqué l'ONG, en précisant qu'un commandant insurgé et un rebelle avaient péri lors des affrontements avec l'armée.

Selon l'OSDH, un millier de soldats ont été dépêchés dans la journée dans la ville, décrite par des militants sur place cités par l'ONG comme une ville fantôme, désertée par ses habitants dont des milliers ont fui en Turquie voisine.

Lundi, les avions de l'armée, qui tente de reprendre la ville prise vendredi par les rebelles, avaient bombardé Rass al-Aïn faisant, selon l'OSDH, 16 morts, huit civils et sept rebelles, en majorité des combattants du Front islamiste Al-Nosra.

Ailleurs dans le pays, l'armée pilonnait les provinces de Deraa (sud), de Homs (centre) et d'Idleb (nord-ouest). Dans cette région, l'armée affrontait les rebelles à Maaret al-Noomane, une ville stratégique où les insurgés ont perdu du terrain, les pilonnant à l'artillerie depuis l'entrée sud de la cité, selon l'OSDH.

L'aviation a aussi mené des raids sur la métropole d'Alep (nord) et sur Boukamal, à la frontière irakienne, de même source.

En outre, le gouverneur de la province de Raqa (nord) a été grièvement blessé dans un attentat qui a coûté la vie à deux autres personnes, selon la même source.

Selon un premier bilan de l'ONG, 63 personnes, dont 29 soldats ont péri mardi, au lendemain de la mort de 151 personnes dans des violences en Syrie, en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue conflit armé qui a fait plus de 37.000 morts, selon l'OSDH.

sbh/vl