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13/11/2012 01:14 EST | Actualisé 13/01/2013 05:12 EST

Canada: retour à l'équilibre budgétaire repoussé d'un an, à 2017

Le ministre des Finances canadien Jim Flaherty a annoncé mardi qu'Ottawa visait désormais un retour à l'équilibre budgétaire à l'horizon de l'année fiscale 2016-2017, soit un an plus tard que l'objectif précédemment fixé, en raison de la situation en Europe et aux Etats-Unis.

Avec la chute des cours des matières premières, dont le Canada est grand producteur, les prévisions de croissance du PIB du pays ont été revues à la baisse pour 2012 et "les cinq prochaines années", a-t-il dit.

"Ce développement est ainsi en train d'affecter à la baisse le revenu du gouvernement", a souligné M. Flaherty lors d'une allocution télévisée. "Cela va avoir un impact direct et important sur les prévisions budgétaires."

Mais surtout, a-t-il insisté, "la plus grande inquiétude vient de deux risques à l'étranger: la crise en Europe et le mur budgétaire aux Etats-Unis" (ensemble de hausses d'impôts et de réductions des dépenses publiques susceptibles de se produire à partir de janvier).

Le ministre s'est toutefois abstenu de prononcer lui-même les mots annonçant le report du sacro-saint retour à l'équilibre budgétaire, qui devrait ainsi intervenir après les prochaines élections législatives en 2016.

Mais ses services ont, en même temps qu'il s'exprimait, présenté un document détaillant cette mise à jour budgétaire.

Bien que les prévisions relatives aux revenus soient inférieures aux chiffres présentés dans le budget de 2012, les projections budgétaires montrent néanmoins que le gouvernement "est encore en bonne voie pour rétablir l'équilibre budgétaire à moyen terme", a expliqué le ministre des Finances.

De fait, Ottawa table désormais sur un excédent net de ses finances de 1,7 milliard de dollars pour l'année fiscale 2016-2017.

En outre, Ottawa affirme que le taux de chômage, actuellement de 7,4%, devrait continuer de "reculer progressivement" jusqu'à atteindre "6,4% en 2017".

Ainsi, a poursuivi le ministre, "la dette fédérale canadienne devrait descendre à 28,1% du PIB d'ici 2017-2018, de sorte que la dette nette totale du Canada demeurera, et de loin, la plus basse parmi les pays du G7".

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