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13/11/2012 10:00 EST | Actualisé 13/01/2013 05:12 EST

Budget: Obama entame des consultations avec les partenaires sociaux

Barack Obama entame mardi ses consultations avec des syndicats et retrouvera mercredi des grands patrons, avant de rencontrer en fin de semaine les chefs de file du Congrès, avec lesquels il veut négocier un plan de lutte contre les déficits d'ici à la fin de l'année.

Le président des Etats-Unis, une semaine après sa réélection, doit s'entretenir en fin de matinée avec des "dirigeants de la communauté syndicale et d'autres leaders progressistes" à la Maison Blanche, selon son programme quotidien.

Il s'agit de discuter avec eux des "mesures que nous devons prendre pour continuer à faire croître notre économie, et trouver une stratégie équilibrée pour réduire notre déficit", a précisé l'exécutif américain.

Parmi les syndicats représentés mardi figurent l'AFL-CIO, qui fédère plus de 10 millions de membres, les syndicats des services SEIU (près de deux millions), de la fonction publique AFSCME (1,5 million) et des enseignants NEA (3,2 millions).

Ces quatre syndicats ont soutenu la candidature de M. Obama à un second mandat, et contribué à mobiliser l'électorat.

Le groupe marqué à gauche "MoveOn", entre autres associations, a également été convié mardi. Tous soutiennent le principe de faire payer davantage d'impôts aux plus aisés pour rééquilibrer les comptes publics, comme le président en a émis le souhait.

M. Obama s'entretiendra mercredi, sur le même thème de la réduction des déficits, avec des grands patrons américains, dont ceux de Xerox, American Express, Walmart, General Electric, Dow, Procter & Gamble, Ford, Pepsi, IBM et Chevron, selon la présidence. Le président participera le même jour à une conférence de presse.

Fort de sa nette réélection, il a jugé indispensable que "les Américains les plus riches paient un peu plus d'impôts" pour parvenir à une réduction du déficit et convié les chefs de file démocrates et républicains du Congrès à des discussions vendredi.

Il s'agit d'éviter le "mur budgétaire" de janvier 2013, qui doit voir l'entrée en vigueur automatique de coupes et de hausses d'impôts pour tous les ménages.

Parmi les pistes potentiellement acceptables par les républicains restés majoritaires à la Chambre des représentants figurent la suppression ou le plafonnement de niches fiscales.

tq/are