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13/11/2012 08:15 EST | Actualisé 13/01/2013 05:12 EST

Blogueur iranien mort en prison: plusieurs personnes arrêtées (justice)

La justice iranienne a annoncé mardi l'arrestation de "plusieurs personnes" à la suite de la mort en détention du blogueur Sattar Beheshti, a rapporté l'agence Isna.

"Hier (lundi), plusieurs personnes ont été arrêtées", a déclaré le procureur général de Téhéran Abbas Jafarabadi, sans donner plus de précisions.

"Dès que nous avons appris la mort (de Sattar Beheshti) nous avons ouvert une enquête (...) Nous espérons pouvoir rendre public les résultats de l'enquête d'ici une dizaine de jours", a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par Isna.

"La politique de la justice est d'agir sans aucune tolérance dans ce dossier", a-t-il encore affirmé.

"Une enquête méticuleuse a été menée sur tous les aspects de l'affaire, sur ordre spécial du chef du pouvoir judiciaire, l'ayatollah Sadeq Larijani", avait indiqué dimanche le Conseil supérieur des droits de l'Homme, qui dépend du pouvoir judiciaire.

La justice a promis "des poursuites rapides et décisives contre quiconque impliqué délibérément ou par négligence" dans la mort de M. Beheshti.

Selon Amnesty International, le blogueur pourrait être décédé des suites de tortures après avoir porté plainte contre les sévices dont il était victime.

D'après les médias locaux, le procureur général du pays, Gholamhossein Mohseni Ejeie, a affirmé lundi que M. Beheshti avait été arrêté le 30 octobre et qu'on avait retrouvé son corps le 3 novembre en lui amenant son déjeuner dans sa cellule.

Les responsables de la justice ont affirmé que M. Beheshti était détenu à la prison d'Evine et non à Kahrizak au sud de la capitale comme l'avait affirmé des groupes d'opposition.

En juillet 2009, trois opposants détenus au centre de Kahrizak étaient morts des suites de sévices infligés par des gardiens. Le centre de détention avait alors été provisoirement fermé sur ordre du Guide suprême iranien Ali Khamenei et plusieurs de ses responsables avaient été traduits en justice.

Des centaines d'opposants --responsables politiques, journalistes, blogueurs, avocats, militants des droits de l'Homme, syndicalistes, cinéastes-- sont détenus en Iran, selon les organisations internationales de défense des droits de l'Homme.

bur/cco