NOUVELLES
12/11/2012 01:30 EST | Actualisé 12/01/2013 05:12 EST

Soudan: un responsable d'un parti tué dans une embuscade au Darfour

Un responsable d'un parti d'opposition a été tué dans une embuscade lundi dans la région soudanaise du Darfour-Nord, selon les médias officiels, peu après que la mission de l'ONU et de l'Union africaine a exprimé sa "vive inquiétude" concernant la hausse des violences.

Cet homme, responsable du district de Kebkabiya pour le Parti de la Justice, a été tué et un de ses collègues blessés, alors qu'ils se rendaient d'El-Facher, la capitale du Darfour-Nord, à Kebbaiya, à 150 km à l'ouest, a indiqué l'agence officielle Suna, sans donner le nom des victimes.

"Leur voiture est tombée dans une embuscade tendue par des groupes armés non identifiés", a précisé Suna.

Depuis juillet, les civils souffrent de plus en plus d'affrontements intercommunautaires, de harcèlement de la part de milices armées, et de combats sporadiques entre rebelles et troupes gouvernementales, en particulier au Darfour-Nord, avait indiqué le 16 octobre le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

La mission conjointe de l'Union africaine et de l'ONU au Darfour (Minuad) a souligné lundi que "l'escalade de la violence (était) devenue un sujet de vive inquiétude".

Les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont dit avoir attaqué vendredi un convoi des forces gouvernementales à Changil Tobay, à quelque 50 kilomètres au sud d'El-Facher.

Le JEM a expliqué avoir mené cette attaque avec l'Armée de libération du Soudan (ALS) de Minni Minnawi, conduisant selon lui à "la capture d'un certain nombre de membres des forces gouvernementales" et à des pertes importantes côté régime, sans plus de précisions.

"A la suite des combats, la Minuad a évacué par pont aérien des combattants blessés (...) vers El-Facher", a indiqué l'organisation dans un communiqué, sans préciser combien de personnes avaient été blessées et s'ils s'agissait de rebelles ou de membres des forces gouvernementales.

Au moins 300.000 personnes selon l'ONU --10.000 selon le gouvernement-- ont été tuées depuis le début de la guerre du Darfour en 2003 entre des tribus non-arabes et le régime de Khartoum. Les violences ont diminué, mais des heurts entre rebelles et gouvernement ou entre tribus se poursuivent, ainsi que des violences liées au banditisme.

it/cco/cnp