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12/11/2012 02:48 EST | Actualisé 12/01/2013 05:12 EST

Les Palestiniens de Gaza prêts à une trêve si Israël "cesse son agression"

Les principaux mouvements palestiniens de Gaza, dont le Hamas et le Jihad islamique, se sont dit prêts lundi à rétablir une trêve à condition qu'Israël "cesse son agression" contre le territoire.

"Les mouvements islamiques et nationalistes palestiniens confirment que la réponse de la résistance dépend de la poursuite de l'agression sioniste contre notre peuple", selon un communiqué commun lu par Sami Abou Zouhri, le porte-parole du Hamas, au pouvoir à Gaza, lors d'une conférence de presse.

"Les mouvements confirment aussi qu'ils ont un droit de résister contre l'occupant et de faire face à toute agression par tous les moyens de la résistance", poursuit ce communiqué paraphé par ces groupes.

Les signataires "appellent la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l'Homme à agir immédiatement pour stopper l'agression sioniste, et exhortent la Ligue arabe à soutenir la détermination du peuple palestinien".

Cet appel survient après un nouveau cycle de violence le long de la frontière entre la bande de Gaza et l'armée israélienne.

Comme lors des précédents affrontements, l'Egypte a joué le rôle de médiateur en s'efforçant de faire appliquer un cessez-le-feu par les groupes armés de Gaza depuis dimanche soir, selon des sources de sécurité égyptiennes.

Selon des sources palestiniennes, le Hamas et le Jihad islamique s'étaient déclarés disposés à respecter une trêve si Israël "s'engageait à en faire autant".

Les hostilités avaient éclaté samedi après un tir de missile antichar contre une jeep de l'armée israélienne à la lisière de la bande de Gaza, qui a provoqué en représailles des tirs d'artillerie contre le territoire palestinien, suivis de salves de roquettes contre le sud d'Israël.

Six Palestiniens, quatre civils et deux combattants, selon des sources médicales locales, ont été tués, quelque 35 autres blessés, et huit Israéliens blessés, dont quatre soldats.

Depuis samedi, quelque 120 roquettes et obus de mortier ont été tirés au total, touchant plusieurs habitations du sud d'Israël, selon un bilan de l'armée israélienne.

Après cette nouvelle flambée de violences, la deuxième en moins d'un mois, dirigeants israéliens et analystes ont évoqué comme de plus en plus probable une opération militaire contre le territoire palestinien.

az-agr/cnp