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12/11/2012 10:38 EST | Actualisé 12/01/2013 05:12 EST

Les dégâts causés par Sandy attirent des touristes d'un nouveau genre

NEW YORK, États-Unis - Les lourds véhicules militaires et les voitures recouvertes de boue avancent lentement dans un quartier de New York durement touché par la tempête Sandy. Puis arrive un véhicule utilitaire sport étincelant transportant trois passagers qui observent attentivement les maisons endommagées.

Les résidants des zones touchées par la tempête ont appris à reconnaître les «touristes du désastre» qui affluent dans leurs quartiers depuis quelques jours.

«On a parfois l'impression d'être dans un zoo», affirme Mickey Merrell, dont le porche de la maison a été déformé par la tempête. «Il y a tellement de gens qui viennent, qui s'arrêtent et qui regardent.»

Deux semaines après le passage de la tempête Sandy, plus de 75 000 résidences et entreprises étaient toujours privés de courant lundi dans la région la plus densément peuplée des États-Unis.

Parmi les personnes privées d'électricité figurent des ménages à faible revenu qui vivent dans les logements sociaux, où des volontaires cognent aux portes pour s'enquérir de la situation des personnes âgées ou handicapées qui sont incapables de quitter leur logement pour demander de l'aide.

Un responsable fédéral a indiqué que le gouverneur de l'État de New York envisageait de réclamer au moins 30 milliards $ US en aide fédérale pour faire face aux conséquences du désastre.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, a déclaré lundi que le rationnement de l'essence à New York avait permis d'alléger la pénurie post-tempête dans la région, sans dire quand les restrictions seraient levées.

Le système de rationnement a été imposé vendredi à New York et à Long Island. Le New Jersey a imposé des restrictions encore plus tôt et envisage de les lever mardi matin.

Les longues files d'attente devant les stations-service de New York ont raccourci depuis l'imposition du rationnement, mais le maire Bloomberg a indiqué lundi qu'il maintiendrait ce système en place «pour un temps».

«Ce n'est pas vraiment un inconvénient», a estimé M. Bloomberg.