NOUVELLES
12/11/2012 10:59 EST | Actualisé 12/01/2013 05:12 EST

L'économie démontre des signes encourageants au Canada, dit l'OCDE

OTTAWA - Les perspectives de croissance économique pour le Canada et pour deux marchés essentiels aux exportateurs canadiens se sont améliorées, affirme l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

L'organisme parisien a déclaré lundi que son indice composite témoigne d'une stabilisation de la croissance des économies du Canada, des États-Unis et de la Chine — deux marchés d'une importance cruciale pour les exportations canadiennes.

L'OCDE n'a pas émis de prédictions de croissance, mais son indice pour le Canada révèle une hausse modeste de 0,02 point de pourcentage en septembre, après qu'il soit demeuré stable en août et qu'il ait légèrement régressé pendant les trois mois précédents.

L'indice s'est apprécié d'un dixième de point aux États-Unis, le plus important marché d'exportation pour le Canada, pendant que la glissade chinoise semble s'être arrêtée.

Les dirigeants canadiens ont témoigné d'un optimisme grandissant maintenant que la relance américaine semble plus durable, et ils se sont dits encouragés par la hausse du prix des maisons et par l'accélération de la construction résidentielle au sud de la frontière.

L'organisation dit également voir des signes encourageants en Italie, et affirme que la croissance semble reprendre de plus belle au Royaume-Uni et au Brésil, une économie émergente importante.

L'indice de l'OCDE est conçu pour anticiper les points charnières dans l'activité économique. Il indique que l'économie des principaux pays industrialisés demeure fragile.

«Les (principaux indicateurs) du Japon, de l'Allemagne, de la France et de la zone euro pointent en direction d'une croissance modeste», affirme le rapport avant d'ajouter qu'il en va de même pour la Russie et l'Inde, qui n'appartiennent pas à l'OCDE.

Une analyse distincte publiée lundi par la Banque de Montréal (TSX:BMO) révèle que l'économie canadienne s'est probablement appréciée de 1 pour cent au troisième trimestre, ce qui correspond aux attentes de la Banque du Canada. La BMO blâme un ralentissement de la construction résidentielle et des investissements d'affaires ainsi que la faiblesse des exportations, surtout dans le secteur de l'énergie, en raison d'un fléchissement des prix et de la demande américaine pour le pétrole.

Les ventes au détail et la construction non-résidentielle ont toutefois bien fait pendant le trimestre.