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12/11/2012 11:26 EST | Actualisé 12/01/2013 05:12 EST

La confrontation entre Israël et groupes armés de Gaza baisse d'intensité

La confrontation entre les groupes armés de Gaza et Israël a baissé d'intensité lundi après les tentatives de l'Egypte de stopper les hostilités, tandis que les chefs militaires israéliens soupesaient leur riposte au récent cycle de violence, selon les médias.

Six roquettes tirées de Gaza se sont abattues lundi matin sur le sud d'Israël, dont l'une a explosé près d'une maison à Netivot, à 5 km de Gaza, a indiqué l'armée en fin d'après-midi en révisant son bilan à la baisse.

Selon des sources médicales, 26 personnes en état de choc dans cette ville ont été traitées.

L'aviation israélienne avait procédé avant l'aube à une série de frappes qui ont visé un tunnel de contrebande, une installation servant au stockage d'armes dans le nord de l'enclave palestinienne et un pas de tir dans le sud.

Les cibles ont été "atteintes", a précisé un porte-parole, en soulignant que ces raids répondaient aux tirs de roquettes palestiniennes, dont plus de 120 ont été lancées sur le sud du territoire israélien depuis samedi soir.

Les tirs de la matinée ont été revendiqués par deux organisations nationalistes de gauche, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), et par les Comités de résistance populaire (CRP), un groupe radical de Gaza.

Comme lors des précédentes flambées de violence, l'Egypte, jouant le rôle de médiateur, s'est efforcée de faire appliquer une trêve par les groupes armés de Gaza depuis dimanche soir.

Selon des sources palestiniennes, les principaux mouvements du territoire palestinien, en particulier le Hamas (au pouvoir à Gaza) et le Jihad islamique, se sont dits prêts à respecter la trêve si Israël "s'engage à en faire autant".

Une réunion de ces mouvements était prévue lundi à 16H00 GMT à l'instigation du Hamas pour "discuter de l'agression sioniste".

La branche armée du Jihad islamique, les Brigades Al-Qods, a revendiqué la grande majorité des tirs de roquettes et d'obus contre Israël ce week-end.

Inspectant la base aérienne de Palmahim, au sud de Tel-Aviv, où soldats israéliens et américains mènent des manoeuvres antimissile conjointes, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a assuré que "les opérations en cours contre le Hamas et les organisations terroristes à Gaza allaient sûrement s'intensifier", selon un communiqué de son bureau.

La veille déjà, M. Barak avait lancé une mise en garde assurant que "c'est le Hamas qui va payer le prix fort".

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a emmené avec lui lundi des dizaines de diplomates étrangers, selon l'AFP, pour une visite à Ashkelon, une ville qui est régulièrement la cible de roquettes dans le sud d'Israël.

"Le monde doit comprendre qu'Israël a le droit absolu et l'obligation de protéger ses citoyens. Nous ne resterons pas les bras croisés devant ces attaques répétées, quasi-quotidiennes", a promis à nouveau M. Netanyahu.

Dans un communiqué, la représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton a appelé les deux parties à la retenue.

Certains membres du gouvernement Netanyahu ont appelé à "rétablir la force de dissuasion face aux groupes armés" dans la bande de Gaza.

Les hostilités avaient éclaté samedi après un tir de missile antichar contre une jeep de l'armée israélienne à la lisière de la bande de Gaza, qui a provoqué en représailles des tirs d'artillerie contre le territoire palestinien, suivis de salves de roquettes contre le sud d'Israël.

Six Palestiniens, quatre civils et deux combattants, selon des sources médicales locales, ont été tués, quelque 35 autres blessés, et huit Israéliens blessés, dont quatre soldats.

bur-agr/cnp