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12/11/2012 03:01 EST | Actualisé 12/01/2013 05:12 EST

La CEDEAO veut envoyer 3300 soldats dans le nord du Mali

LAGOS, Nigeria - Les membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont entendus pour envoyer 3300 soldats dans le nord du Mali, une région pour contrôlée par des islamistes proches d'Al-Qaïda depuis plusieurs mois, a annoncé un responsable ayant participé aux négociations au Nigeria.

Cette décision a été prise dimanche à l'issue du sommet de la CEDEAO, réunie d'urgence dans la capitale du Nigeria, Abuja. Des responsables de l'Union européenne, de l'ONU et des ministres algériens ont également participé à la réunion.

Les experts militaires de l'ONU, de la CEDEAO, de l'Union européenne et de l'Union africaine ont convenu des grandes lignes d'un plan pour reprendre le contrôle du nord du Mali. Le plan doit encore obtenir l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU.

«Nous avons convenu que la CEDEAO enverrait 3300 militaires. En outre, environ 5000 soldats maliens seront également impliqués», a déclaré un responsable ayant participé aux discussions joint par téléphone, précisant que les pays d'Afrique de l'Ouest étaient unanimes sur la nécessité de progresser vers une intervention militaire. Les pays de la CEDEAO tentent d'organiser des négociations avec des représentants des islamistes du nord du Mali avant d'engager toute intervention militaire, a précisé ce responsable.

Selon le responsable, la plus grande partie des soldats de la CEDEAO viendra du Nigeria, qui a accepté de fournir de 600 et 700 militaires. Le Niger devrait quant à lui participer à hauteur de 500 hommes. Le reste du contingent proviendra des 13 autres pays membres de la CEDEAO.

Des forces aériennes devraient être fournies par la France ou les États-Unis. Ces deux pays se sont engagés à offrir leur soutien logistique et technique, mais seulement si l'intervention militaire est approuvée par l'ONU. L'organisation devrait se réunir ce mois-ci pour examiner le plan militaire pour le Mali.

D'après des analystes de la sécurité et des diplomates, même si le plan est jugé bon par l'ONU, son application pourrait encore prendre des mois.

Mais le responsable ayant participé aux négociations affirme le contraire. «Dès qu'ils diront OK, cela ne prendra pas 24 heures pour que nous y allions. Si l'ONU dit oui, nous bougerons immédiatement. Ils (les troupes de la CEDEAO) viseront le noyau dur des islamistes. Pas ceux du Mali, mais les étrangers», a-t-il dit.