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12/11/2012 03:56 EST | Actualisé 11/01/2013 05:12 EST

Koweït: un opposant demande à la justice de se faire soigner à l'étranger

Un chef de l'opposition koweïtienne, l'ancien député Mussallam al-Barrak, a demandé lundi à la justice de lui permettre de se rendre à l'étranger pour des soins, a indiqué son avocat Thamer al-Jadaei.

Cette requête a été formulée à l'ouverture du procès de M. Barrak, poursuivi pour des propos tenus en public et jugés diffamatoires pour l'émir du Koweït, qui ne peut pas être critiqué en vertu de la Constitution de l'émirat.

Au terme de cette première audience "de procédure", le tribunal a fixé sa prochaine audience au 10 décembre, a indiqué Me Jadaei, ajoutant que les avocats de la défense allaient soumettre dans deux jours un dossier médical sur la santé de M. Barrak et attendre une réponse rapide de la justice.

M. Barrak avait été arrêté et placé en garde à vue pour 10 jours, une mesure qui avait provoqué de violentes manifestations de rue ayant fait des blessés parmi les protestataires et les policiers.

Il a été finalement libéré le 1er novembre sous caution de 35.700 dollars.

L'avocat a indiqué que son client était accusé d'avoir insulté l'émir et nui à son statut, ce qui le rend passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 5 ans de prison.

Trois autres anciens députés de l'opposition, Falah al-Sawwagh, Khaled al-Tahus et Bader al-Dahum, doivent comparaître mardi devant la justice sous les mêmes accusations. En octobre, ils avaient été détenus pendant cinq jours avant d'être libérés sous caution de 17.800 dollars.

Le procès d'un cinquième ex-député doit s'ouvrir le 26 novembre alors qu'un sixième ancien parlementaire était accusé des mêmes charges mais aucune date n'a été fixée pour sa comparution en justice.

L'opposition koweïtienne, animée par des islamistes, des nationalistes et des libéraux, a organisé ces dernières semaines des manifestations de protestation contre un amendement à la loi électorale, ordonné le 19 octobre par l'émir et qui pourrait, selon elle, favoriser une manipulation des résultats des élections anticipées prévues le 1er décembre.

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