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12/11/2012 01:16 EST | Actualisé 12/01/2013 05:12 EST

Des combattants kurdes prennent une localité au nord-est de la Syrie (ONG)

Des combattants kurdes ont pris lundi le contrôle d'une nouvelle localité du nord-est de la Syrie après le départ des forces gouvernementales, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Des combattants du Comité de protection du peuple kurde ont pris le contrôle de la localité de Malikiya à la pointe nord-est de la Syrie après le départ des forces gouvernementales", a indiqué l'OSDH.

Le Comité de protection du peuple kurde est le bras armé du Parti de l'Union démocratique kurde (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (rebelles kurdes en Turquie).

Vendredi et samedi, les combattants kurdes avaient déjà pris trois autres villes de la même province de Hassaka, également désertées par les troupes régulières, notamment à la suite de manifestations d'habitants, selon l'OSDH.

Ils ont pris le contrôle d'Amouda, de Derbassiyé et de son petit poste-frontière, ainsi que du carrefour stratégique de Tal Tamer, au croisement de la route allant de la capitale provinciale de Hassaka à Rass Al-Aïn et de la principale autoroute reliant la province d'est en ouest, selon l'OSDH.

Parmi les villes importantes de la province, le régime ne contrôle désormais plus que Qamichli et Hassaka.

Et le long de la frontière turque, l'armée régulière ne tient plus que deux postes-frontière, celui de Qamichli, qui est fermé, et celui de Kesseb, près de Lattaquié sur la côte, selon l'OSDH.

Plus tôt vendredi, à une centaine de kilomètres plus à l'est, les rebelles avaient pris le point de passage de Rass Al-Aïn, après de féroces combats contre les forces du régime qui ont poussé à la fuite des milliers de Syriens, d'après l'OSDH et des militants.

C'est pour éviter des affrontements de ce type et un même exode vers la Turquie voisine que des manifestations ont lieu, réclamant le départ de l'armée régulière, avait expliqué l'OSDH.

Lundi, l'armée syrienne a bombardé de nouveau à plusieurs reprises Rass al-Aïn, qu'elle tente de reprendre, faisant 12 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Il s'agit de cinq civils et sept rebelles, en majorité des combattants du Front islamiste Al-Nosra, a précisé l'ONG, basée en Grande-Bretagne, qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales dans les hôpitaux civils et militaires.

rd-sbh/cco