NOUVELLES
11/11/2012 06:45 EST | Actualisé 07/01/2014 08:06 EST

Yémen: l'émissaire de l'ONU appelle à un dialogue national sans conditions

L'émissaire de l'ONU au Yémen Jamal Ben Omar a exhorté les divers groupes politiques de ce pays à participer "sans conditions préalables" au dialogue national, au lendemain d'une rencontre au Caire avec des dirigeants sudistes, ont rapporté dimanche des médias officiels.

"Les diverses parties doivent s'engager dans le dialogue national sans conditions préalables" et "la communauté internationale soutiendra les décisions qu'elles prendront", a déclaré M. Ben Omar, cité par l'agence officielle Saba.

Il a ajouté avoir eu la veille au Caire un débat "sérieux et franc" avec des dirigeants en exil du Mouvement sudiste dans le cadre de ses efforts tendant à "favoriser la participation" de ce groupe autonomiste au dialogue national et à trouver un règlement "juste" à la question sudiste.

Le Mouvement sudiste avait annoncé le 3 octobre son boycott du dialogue national. Ses dirigeants présents à la réunion du Caire ont, selon des participants, réclamé notamment "le droit à l'autodétermination" des habitants du Sud, un Etat indépendant jusqu'en 1990, et la libération de leurs partisans.

Mais Jamal Ben Omar, cité dimanche sur le site internet du ministère yéménite de la Défense, a rappelé que "les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU soulignent l'intégrité territoriale et la souveraineté de la République yéménite".

"Toutes les parties conviennent que les problèmes du Yémen ne peuvent être résolus que par le dialogue", a-t-il ajouté, soulignant qu'"il est grand temps (de parvenir à) un règlement juste de la question du Sud".

Le dialogue national est prévu dans le cadre de l'accord sur une transition politique au Yémen après le départ de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, contraint de quitter le pouvoir en février dernier sous la pression de la rue.

Visant à élaborer une nouvelle Constitution et à préparer des élections à la fin de la transition en février 2014, le dialogue, prévu initialement à la mi-novembre, pourrait ne s'ouvrir que fin novembre ou début décembre, estime-t-on dans les milieux politiques à Sanaa.

faw/tm/cco