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11/11/2012 11:22 EST | Actualisé 11/01/2013 05:12 EST

Tirs iraniens contre un drone américain: Téhéran met en garde les Etats-Unis

L'Iran a affirmé dimanche qu'il réagirait encore plus durement contre toute nouvelle intrusion dans son espace aérien par des avions américains, après un incident le 1er novembre entre un drone américain et deux avions de chasse iraniens, a rapporté l'agence Isna.

"Nous avons tiré et c'était un tir de semonce. S'ils recommencent cela, ils devront s'attendre à une réaction encore plus dure", a déclaré le général Amir-Ali Hadjizadeh, le commandant des forces aériennes et spatiales des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite de la République islamique.

Le Pentagone avait révélé jeudi qu'un drone américain Predator avait été intercepté le 1er novembre par deux chasseurs Su-25 iraniens qui ont ouvert le feu à deux reprises contre l'avion, en précisant qu'il se trouvait dans l'espace aérien international au-dessus du Golfe.

Le Pentagone avait assuré que le Predator n'avait à aucun moment pénétré dans l'espace aérien iranien.

Le ministre iranien de la Défense le général Ahmad Vahidi a confirmé vendredi l'incident, mais a affirmé que l'avion était entré dans l'espace aérien de la République islamique.

"Ce drone d'espionnage était entré dans l'espace aérien iranien et a dû faire face à la réaction immédiate des avions de chasse des Gardiens de la révolution", a renchéri dimanche le général Hadjizadeh.

Selon lui, le drone était en train de "voler au-dessus de l'île de Kargh pour rassembler des informations sur les activités économiques de l'île et l'entrée et la sortie des pétroliers".

Située à 25 kilomètres des côtes iraniennes, l'île de Kargh est le principal terminal pétrolier de l'Iran, d'où est exporté le pétrole iranien.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont imposé des sanctions pétrolières et financières contre l'Iran afin d'empêcher ses exportations pétrolières pour tarir ses ressources en devises et l'amener à céder sur son programme nucléaire.

Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti.

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