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11/11/2012 06:21 EST | Actualisé 11/01/2013 05:12 EST

Slovénie: second tour attendu à l'élection présidentielle

LJUBLJANA, Slovénie - Aucun candidat ne semble avoir obtenu une majorité de suffrages lors de l'élection présidentielle en Slovénie, dimanche, et un second tour aura lieu le mois prochain entre le candidat sortant et un ancien premier ministre.

L'ancien premier ministre Borut Pahor a terminé premier avec 40 pour cent des voix, suivi du président Danilo Turk, qui a obtenu 36,2 pour cent du candidat de centre-droit Milan Zver, avec 24 pour cent, selon les résultats de la commission électorale émis après le dépouillement de 99,9 pour cent des voix.

Si le décompte ne change pas à la suite de l'annonce des résultats officiels, d'ici quelques jours, un second tour entre les deux premiers candidats aura lieu le 2 décembre.

L'avance projetée de M. Pahor est une surprise parce qu'il était attendu que M. Turk termine premier. On s'attendait toutefois à des résultats serrés et un deuxième tour.

Le poste de président en Slovénie est surtout protocolaire mais jouit d'une autorité politique importante.

Lors de l'annonce des premiers résultats, M. Pahor a déclaré que la confiance du peuple à son égard était beaucoup plus importante que ce à quoi il s'attendait.

Pour l'analyste politique Tone Jerovsek, l'avance de M. Pahor est attribuable au fait que ses déclarations n'étaient jamais radicales et qu'il a réussi à convaincre les électeurs qu'il réunirait la scène politique slovène largement divisée.

M. Turk, déçu, a déclaré qu'il avait hâte au second tour.

L'élection présidentielle survient alors que la Slovénie, un pays de deux millions d'habitants aux difficultés économiques importantes, risque de se retrouver en position pour demander une aide financière internationale.

Le président est choisi pour une période de cinq ans. Il est le chef des armées et propose le directeur de la banque nationale. Cette dernière tâche est particulièrement délicate à cause de la crise financière importante causée par les nombreux prêts des banques étatiques.

La course à la présidence influence également la stabilité politique du pays, où le gouvernement du premier ministre Janez Jansa fait face à une forte opposition à ses réformes pour relancer l'économie.