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11/11/2012 04:30 EST | Actualisé 10/01/2013 05:12 EST

L'opposition syrienne reprend ses travaux à Doha pour parapher un accord

Les composantes de l'opposition syrienne en exil ont repris leurs travaux dimanche à Doha afin de parapher un accord sur la constitution d'une large coalition nationale visant à lutter contre le régime de Bachar al-Assad.

Les représentants des différents groupes, dont le Conseil national syrien (CNS), se sont retrouvés en début d'après-midi dans un grand hôtel de la capitale du Qatar, qui parraine leurs négociations, après de longs débats qui s'étaient poursuivis jusqu'à l'aube.

"Nous allons parapher un accord sur la constitution d'une coalition entre le CNS et les autres composantes de l'opposition", a déclaré à l'AFP Ahmad Ramadan, membre dirigeant du CNS.

Cet accord est le fruit d'un compromis entre le CNS et le reste des formations qui soutenaient un plan basé sur l'initiative de l'ancien député Riad Seif pour la mise en place d'une instance exécutive susceptible de traiter avec la communauté internationale et de canaliser les aides.

Le CNS avait été soumis à d'intenses pressions arabes et internationales samedi soir pour accepter de signer un accord sur l'unification des composantes de l'opposition, qu'il bloquait en raison de sa crainte de se voir marginalisé.

"Le plus important est que cet accord souligne la nécessité d'oeuvrer pour la chute du régime et spécifie clairement qu'il n'y aura aucun dialogue" avec Bachar Al-Assad, a affirmé M. Ramadan.

La coalition doit selon lui "oeuvrer à unifier les conseils militaires" engagés dans le combat contre les troupes du régime.

Jusqu'à récemment, le CNS était considéré par la communauté internationale comme un "interlocuteur légitime", mais son manque de représentativité est de plus en plus critiqué, en particulier par l'administration américaine.

La Syrie est secouée depuis mars 2011 par un conflit déclenché par la répression brutale d'une révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad. Ce mouvement de contestation s'est militarisé au fil des mois, les violences ayant fait plus de 37.000 morts selon une ONG syrienne.

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