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11/11/2012 07:03 EST | Actualisé 07/01/2014 08:06 EST

L'Iran poursuit des activités de démantèlement sur le site de Parchin (AIEA)

L'Iran poursuit des activités de démantèlement sur son site militaire controversé de Parchin, a déclaré le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, dimanche à Bagdad.

"Oui, ces activités sont en cours à Parchin, mais je ne suis pas en mesure de vous livrer les détails aujourd'hui", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, en réponse à un journaliste qui lui demandait si l'Iran poursuivait des activités de démantèlement sur ce site proche de Téhéran.

M. Amano a également dit avoir de "bonnes raisons" de croire que l'Iran coopèrerait avec l'AIEA, notamment lors des prochaines discussions sur son programme nucléaire controversé qui doivent avoir lieu le 13 décembre à Téhéran.

Le site de Parchin est une immense base militaire à l'est de Téhéran et le démantèlement, entamé au printemps, concerne quelques bâtiments dans lesquels l'AIEA a suspecté les Iraniens de se livrer à des tests et mesures d'explosifs conventionnels capables de déclencher une explosion nucléaire.

Selon l'AIEA, les Iraniens ont commencé à s'activer autour de ces bâtiments en avril, après que l'Agence a demandé sans succès d'y avoir accès. Depuis cet été, les bâtiments suspects ont été recouverts de bâches immenses empêchant tout suivi des opérations par les satellites espions occidentaux.

"Je suis convaincu que l'AIEA a un rôle essentiel à jouer dans la résolution de la question du nucléaire iranien par des moyens diplomatiques", a ajouté M. Amano, en visite à Bagdad pour s'entretenir de la récente ratification par l'Irak du protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Les manoeuvres diplomatiques vont "dans l'intérêt de l'Iran et de la communauté internationale et c'est pourquoi il y a de bonnes raisons de croire que l'Iran va se montrer coopératif. D'un autre côté, la situation est très compliquée et inquiétante. Je ne veux pas spéculer", a-t-il poursuivi.

L'AIEA souhaite obtenir de Téhéran une meilleure coopération pour répondre à ses questions sur une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien, que l'Iran a toujours démentie.

Les discussions entre les deux parties doivent reprendre dans un mois, après une pause de quatre mois due en partie à la campagne pour l'élection présidentielle américaine.

Il y a un an, M. Amano avait publié un rapport très critique sur la République islamique. Il avait relevé une série d'éléments, présentés comme crédibles, indiquant que l'Iran avait travaillé au développement de la bombe atomique avant 2003, et peut-être ensuite. Les soupçons des tests dans un container à Parchin faisaient partie de ce catalogue.

L'Iran avait rejeté ce rapport.

Ce document est à l'origine d'un redoublement des pressions et des sanctions depuis un an sur l'Iran de la part des pays occidentaux qui soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil.

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