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11/11/2012 10:10 EST | Actualisé 11/01/2013 05:12 EST

Le Congrès américain veut des réponses après la démission de David Petraeus

WASHINGTON - Des membres du Congrès américain veulent connaître davantage de détails sur l'enquête du FBI qui a révélé que David Petraeus, l'ex-directeur de la CIA, entretenait une relation extra-conjugale avec sa biographe.

Ils veulent notamment savoir quand le nom de l'ancien général a surgi dans l'enquête du FBI, si la sécurité nationale a été compromise et pourquoi ils n'ont pas été informés plus tôt.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein de Californie, qui est à la tête du Comité du renseignement du Sénat, a expliqué que les membres du comité n'avaient pas été informés et que la nouvelle les avait frappés comme un éclair.

Le FBI enquêtait sur des courriels harcelants envoyés par la biographe et maîtresse de M. Petraeus, Paula Broadwell, à une autre femme. C'est cette enquête qui a dévoilé que M. Petraeus et Mme Broadwell entretenaient une relation extra-conjugale. Le FBI a ensuite contacté M. Petraeus et d'autres responsables du renseignement, et le directeur du renseignement national James Clapper a demandé la démission de M. Petraeus.

Un responsable militaire américain haut placé a identifié la seconde femme comme étant Jill Kelley, 37 ans, qui réside à Tampa en Floride. Mme Kelley oeuvre à titre bénévole comme agent de liaison sociale à la base aérienne MacDill à Tampa, où sont établis le centre de commandement central et le centre de commandement des opérations spéciales des forces armées américaines.

Des membres du personnel de M. Petraeus ont indiqué que Mme Kelley et son mari étaient des invités fréquents aux événements que M. Petraeus tenait à la base militaire.

Dans un communiqué émis dimanche soir, Mme Kelley et son mari Scott ont reconnu qu'ils étaient des amis de M. Petraeus et sa famille «depuis plus de cinq ans».

«Nous respectons sa vie privée et celle de sa famille et nous nous attendons à la même chose pour nous et nos trois enfants».

Un ancien collaborateur de M. Petraeus a confirmé à l'Associated Press sous le couvert de l'anonymat que Mme Kelley était en effet visée par les courriels harcelants de Mme Broadwell, mais que Mme Kelley et M. Petraeus n'entretenaient pas de relation.

Mme Kelley et son mari étaient simplement des amis de longue date de M. Petraeus et de sa femme Holly, a-t-il indiqué.