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10/11/2012 04:09 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Mali: le MNLA pour le dialogue et contre une intervention militaire (presse)

Un responsable du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a affirmé soutenir le dialogue pour résoudre la crise dans le nord du Mali et demandé à la France de "renoncer à son attitude va-t-en guerre", dans un entretien à un quotidien algérien paru samedi.

Mossa Ag Attaher, coordinateur diplomatique du MNLA, a indiqué que son groupe "sout(enait) toutes les voies de dialogue pour dénouer le conflit dans le nord du Mali et s'opposera par conséquent aux partisans d'une intervention militaire", dans une interview au journal L'Expression.

"Une intervention dans l'Azawad (nord du Mali) mettra de l'huile sur le feu au Sahel et embrasera toute la région", a estimé M. Attaher, en demandant "à la France de renoncer à son attitude va-t-en guerre".

"Au MNLA, nous soutenons une solution politique négociée, qui prendra en considération les revendications du peuple de l'Azawad", a-t-il ajouté.

Selon lui, toutes les parties impliquées dans le conflit, y compris le MNLA, doivent être associées à ce dialogue.

Il a ainsi indiqué soutenir les négociations en cours à Ouagadougou et à Alger avec des représentants d'Ansar Dine, un des trois groupes islamistes armés qui occupent le nord du Mali depuis fin juin. Les deux autres sont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

M. Attaher a estimé qu'"aucune solution définitive ne peut être trouvée à la crise en mettant à l'écart (...) des négociations le MNLA", précisant avoir saisi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de cette question.

Le MNLA est un mouvement de rébellion touareg. Laïc et prônant l'autodétermination, il a été évincé de la région par les islamistes, mais il est largement considéré comme un acteur d'une éventuelle solution négociée.

Les préparatifs en vue d'une intervention militaire dans le nord du Mali s'accélèrent, les chefs d'Etat ouest-africains devant se réunir dimanche à Abuja pour en approuver les modalités, qui seront transmises la semaine prochaine à l'ONU pour un feu vert définitif.

amb/cco/vl