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10/11/2012 06:13 EST | Actualisé 10/01/2013 05:12 EST

Le nouveau chef du Conseil national syrien demande l'envoi d'armes aux rebelles

DOHA, Qatar - Le chef nouvellement élu du principal groupe d'opposition syrien a fustigé la communauté internationale samedi pour ce qu'il a qualifié d'inaction, disant que les rebelles avaient un besoin urgent d'armes pour les sortir de l'impasse dans leur combat contre les forces du président Bachar el-Assad.

George Sabra, élu à la tête du Conseil national syrien (CNS) vendredi, a fait ces déclarations alors que le Conseil tentait difficilement de s'entendre avec d'autres groupes d'opposition pour présenter une approche cohérente alors que les rebelles augmentent leurs frappes contre les forces gouvernementales.

Deux explosions ont secoué samedi la ville de Deraa, dans le sud de la Syrie, tuant au moins 20 membres des forces de sécurité syriennes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Des affrontements entre forces du régimes et insurgés ont éclaté peu de temps après les déflagrations.

Des explosions visant des institutions de sécurité d'État sont de plus en plus fréquentes au cours des derniers mois, faisant craindre l'Occident que les extrémistes qui se battent avec les rebelles pourraient être en train de gagner en influence.

C'est l'une des raisons pour lesquelles les occidentaux qui soutiennent les rebelles hésitent à leur fournir des armes.

La secrétaire d'État américaine Hillary Rodham Clinton a fortement critiqué le CNS le mois dernier et a appelé à un leadership dans l'opposition qui pourrait ratisser un appui plus vaste.

M. Sabra croit que la communauté internationale devrait appuyer les groupes d'opposition et envoyer des armes sans condition, au lieu de rendre l'envoi d'armes conditionnel à une restructuration de l'opposition.

L'opposition syrienne a plusieurs amis à l'étranger, a-t-il déclaré à l'Associated Press en entrevue, «mais malheureusement nous n'obtenons rien d'eux, sauf quelques communiqués et quelques engagements», a-t-il déploré.

Le régime syrien, lui, a «peu d'amis, mais des amis qui donnent tout au régime», a-t-il ajouté, faisant référence à la Russie, à la Chine et à l'Iran, les alliés du président syrien.

M. Sabra menait des négociations du SNC samedi dans la capitale du Qatar sur une proposition visant à ne donner au groupe qu'un tiers des 60 sièges d'un conseil de leadership, afin de faire place de plus aux opposants au régime qui se trouvent en Syrie. Cette proposition a reçu l'appui de l'accident.

Le CNS est perdu comme étant peu connecté aux opposants sur le terrain en Syrie. Les résultats des pourparlers de samedi aura un impact sur l'opposition entière.