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10/11/2012 10:36 EST | Actualisé 10/01/2013 05:12 EST

Big Air - Anvers a déplacé la montagne pour les meilleurs riders

Anvers, manche d'ouverture de la Coupe du monde de snowboard (Big Air), a déplacé la montagne pour attirer les meilleurs "riders" de la planète sur la plus haute rampe jamais construite pour une épreuve officielle de la Fédération internationale de ski (FIS).

Dans le nord de la Belgique, on est loin du décors naturel de la discipline et des stations de sports d'hiver ! Au plat pays, les snowboarders se sont pourtant "éclatés", assure le Toulousain Yannick Boudjelal, davantage habitué aux sommets pyrénéens.

A la différence du half-pipe où il faut effectuer un enchaînement de figures, les "riders" sont jugés sur un seul saut durant lequel il doivent effectuer un maximum de rotations tout en veillant à bondir le plus haut et le plus loin possible.

Samedi, soixante concurrents s'en sont donnés à coeur joie sur un tremplin de 39 mètres de haut et 123 mètres de long (avec une déclinaison de 45 %) recouvert de 775 mètres cube de neige sur une surface de 1.600 mètres carré.

Ce tremplin a été pensé par le Belge Seppe Smits, vice-champion du monde 2011, l'une des stars du snowboard.

"Sur les autres compétitions, le tremplin dépasse rarement 32 mètres de haut", se félicite l'organisateur Jean-Sébastien Gosuin.

Que du bonheur pour les "riders" qui se sont produits samedi devant 8.000 personnes.

"Ce tremplin est incroyable. La descente est plus longue mais il y a plus de plat entre la descente et le +jump+. Au moment du saut, nous avons plus d'équilibre ce qui nous permet de réaliser de meilleures figues. C'est génial !", explique Yannick Boudjelal.

Pour le Canadien Andrew Matthews, "c'est surtout le cadre qui rend la compétition fascinante, même si rien ne remplace la montagne".

En bord d'Escaut, à l'entrée du port d'Anvers, l'un des plus grands d'Europe, le tremplin est coincé entre d'anciens hangars à la façade défraîchie et de gigantesques grues de déchargement de cargos.

"Des manches de Coupe du monde avaient déjà eu lieu en ville à Stockholm, Londres ou Sydney. Ici, dans cet environnement, c'est très particulier", raconte le Français Boudjelal à propos de l'unique manche de Coupe du monde 2012-2013 disputée en structure artificielle.

Autre particularité: le climat. Pas de blizzard à Anvers, mais un thermomètre affichant 12 degrés samedi après-midi tandis que le tremplin a été constamment arrosé par un fin crachin... La neige a pourtant tenu le coup.

"C'était un gros défi. Nous avons fabriqué une partie de la neige sur place grâce à un système à base d'azote liquide. Nous avons aussi fait venir de la neige d'une salle de ski couverte non loin d'Anvers", explique l'organisateur.

bnl/bm