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09/11/2012 11:34 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Vendée Globe: Moins de bateaux, plus de suspense pour l'édition 2012

LES SABLES D'OLONNE, France - Les vingt navigateurs engagés pour la 7e édition du Vendée Globe prendront le départ de la mythique course autour du monde en solitaire et sans escale samedi.

Vingt skippers, c'est dix de moins que lors de l'édition précédente de la course, en 2008-2009, sur laquelle 30 bateaux étaient engagés. Le contexte économique actuel pèse aussi sur la voile et un certain nombre de candidats au départ, à l'image de la navigatrice française Anne Liardet, ont dû renoncer faute de trouver assez de commanditaires.

La course attire toujours les navigateurs étrangers. Cette année, ils sont huit: six anciens — les Britanniques Samantha Davies (Savéol), Mike Golding (Gamesa) et Alex Thomson (Hugo Boss), les Suisses Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) et Dominique Wavre (Mirabaud) et l'Espagnol Javier Sanso (Acciona 100% EcoPowered) — et deux nouveaux venus — le Franco-Italien Alessandro Di Benedetto (Team Plastique) et le Polonais Zbigniew Gutkowski (Energa). Le premier a déjà un tour du monde en solitaire avec une escale à son actif. Le second a bouclé un tour du monde en solitaire sans assistance et sans escale sur le même itinéraire que le Vendée Globe sur un voilier de 6,50 mètres.

«Mis à part l'édition 2000-2001, jamais, proportionnellement, le nombre de concurrents étrangers n'a été aussi fort au départ du Vendée Globe», se félicitent d'ailleurs les organisateurs.

A leurs côtés s'élanceront les grandes pointures des précédentes éditions, à l'exception du Français Michel Desjoyaux qui s'était imposé en 2008-2009, avec en prime le record de l'épreuve, en 84 jours, trois heures et neuf minutes.

Armel Le Cléac'h (Banque Populaire), 2e de l'édition 2008, Vincent Riou (PRB), vainqueur en 2004, Marc Guillemot (Safran), 3e en 2008, et Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3), 6e en 2004 et vainqueur de la Transat Jacques Vabre et de la Barcelona World Race en 2011, font figure de favoris.

«Tout ce qui est pari, pronostic, sondage, je n'y crois pas vraiment, tempère tout de même Le Cléac'h, cité sur le site internet du Vendée Globe, à quelques jours du départ. C'est toujours flatteur de se retrouver en tête de liste, mais ce qui va se passer sur l'eau est loin de ce qui est écrit au départ. Je connais la concurrence, je connais les favoris, ceux qui sont très bien préparés.»

Riou, lui, affiche à peine plus d'ambition: «J'ai envie de passer un bon moment en mer, parce que trois mois c'est long, et si on n'a que la victoire pour se motiver sur trois mois, c'est un peu compliqué. J'ai de bonnes cartes en main pour jouer la victoire, mais la course est longue de 40 000 km et ce n'est pas rien!»

Jérémie Beyou (Maître Coq), double vainqueur de la Solitaire du Figaro, qui naviguera sur le bateau qui a remporté l'édition précédente, espère jouer les trouble-fête et faire oublier sa première participation avortée. En 2008 après une avarie de gréement, il avait été contraint à l'abandon.

Le Suisse Bernard Stamm, qui n'est arrivé au bout d'aucune de ses deux tentatives, en 2000 et 2004, aura les mêmes prétentions, tout comme son compatriote Dominique Wavre, vétéran de l'épreuve, 5e en 2000 et 4e en 2004.

Bien que très exigeant, le Vendée Globe peut toujours réserver des surprises. Et pourquoi pas de la part du François Gabart (Macif), le nouveau venu le mieux préparé, vainqueur de la transat B to B en 2011 sur le bateau avec lequel il prendra le départ. Jean Le Cam (SynerCiel) et le Britannique Mike Golding, respectivement 2e et 3e en 2004, peuvent aussi espérer rééditer leur exploit, même s'ils sont moins préparés cette fois-ci.

La seule femme engagée cette année, Samantha Davies, 4e lors de la précédente édition, vient compléter le tableau des favoris et des négligés.