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09/11/2012 07:20 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Un officier iranien confirme implicitement le tir contre un drone américain

Un haut responsable de l'armée iranienne a implicitement confirmé vendredi des déclarations du Pentagone, qui avait accusé deux avions de combat iraniens d'avoir ouvert le feu la semaine dernière contre un drone américain, dans l'espace aérien international, au-dessus du Golfe.

"Les défenseurs de la République islamique répondront sans hésitation à toute agression aérienne, terrestre ou maritime" a déclaré vendredi l'adjoint du chef de l'état-major des forces armées iraniennes, Massoud Jazayeri, au site internet des Gardiens de la révolution (Sepah News).

"Si n'importe quel aéronef tente de pénétrer notre espace (aérien), nos forces armées l'affronteront" a-t-il ajouté, en réponse à une question du site concernant "les affirmations du Pentagone selon lesquelles des chasseurs iraniens ont tiré sur un drone américain survolant le Golfe persique."

Des avions Su-25 iraniens "Frogfoot" ont tiré sur un drone américain MQ-1 mais ils ne l'ont pas touché, avait déclaré mardi le porte-parole du Pentagone George Little.

"Ils ont intercepté l'aéronef et ont tiré à plusieurs reprises", avait-t-il précisé.

Il reste difficile de dire si ces tirs avaient pour objectif de mettre en garde le drone sans équipage, mais M. Little avait affirmé: "nous supposons qu'ils ont tiré pour le détruire."

Le drone n'a à aucun moment pénétré dans l'espace aérien iranien, a assuré le Pentagone, soulignant que l'appareil avait été attaqué par les avions de chasse dans l'espace aérien international au-dessus du Golfe.

Mettant en garde Téhéran, M. Little avait prévenu que les Etats-Unis disposaient d'un "grand nombre d'options, de la diplomatie à l'action militaire, pour protéger" ses navires et appareils.

Face aux tensions sur la question du programme nucléaire iranien, soupçonné de comporter un volet militaire, et aux fréquentes poussées de fièvre dans les eaux stratégiques du Golfe entre Iraniens et Américains, les Etats-Unis ont renforcé de façon significative leurs moyens militaires dans la région depuis un an.

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